‹ Correspondance de Bossuet. Nouv. éd. augm. de lettres inédites et publiée avec des notes et des appendices sous le patronage de l'Académie française (volume 2)Chapitre 141 sur 211 · MoNNIKIl W. UlCIlAUniN A BoSSUET · texte numérisé non relu

MoNNIKIl W. UlCIlAUniN A BoSSUET

Monseigneur, Votre Crnudeur me pardonnera, s'il lui plaît, si je prends la liberté de l'importuner par cette lettre

Lettre 55. — Inédite. Minute dans les mémoires aulog^rtiplic.î de

mars 1699] DE BOSSUET. 347

et de la supplier très humblement de se ressouvenir de l'Université de Douai, au sujet de la visite que nous demandons au Roi'. J'ai donné mon placet lundi, aS de ce mois, suivant les ordres de Monseigneur d'Arras, et j'ai présenté le lendemain une lettre de M. le Recteur^ à M. de Barbezieux, qui m'accorda une audience favorable. Par les mêmes ordres de notre Prélat, je suis allé hier deux fois chez V. G. pour lui rendre compte de mon voyage de Versailles ; mais, Monseigneur, je n'eus pas le bonheur de vous rencontrer. Monseigneur de Reims s'est bien voulu charger de parler à ce voyage de notre affaire à M. de Barbezieux. Permettez-moi, Monseigneur, de supplier humblement V. G. de nous continuer sa protection dans une conjoncture si importante non

Monnier de Richardin, à la Bibliothèque de la ville de Douai, ms. 187^, p. io3. — Cette lettre se rapporte au premier des trois voyages que fit Monnier de Richardin, dt^pulé par l'Université de Douai pour soutenir à Paris et à Versailles les intérêts de cette Compagnie. Elle permet de corriger Ledieu. Un passage de son Mémoire sur le qaiétisme cité par M. de Bausset dans son Histoire de Bossuet(\\\re X, chap. xix) représente ce prélat, à la nouvelle de la condamnation de Fénelon, indifférent aux félicitations qu'allait lui attirer son triomphe, se renfermant chez lui et paraissant à Versailles seulement le i*^"^ avril. (Cf. le Mémoire de Ledieu, publiédans \n Revue Bossuet. juin 1911, p- ^2). En réalité, M. de Meaux s'était rendu le 26 mars en cette ville, où Monnier de Richardin lui adresse cette lettre et où il fut reçu en audience le 3o par le prélat {Mémoires île Monnier de Richardin. ms. de Douai, p. 49 et 109).

1. En majorité, les professeurs de Douai demandaient une commission chargée de voir sur place en quel état se trouvait l'Université, et de pourvoira sa réformation. Cette commission fut nommée, par arrêt du Conseil, seulement le 8 juillet 170'^ (cf. notre tome XIII, p. 897), et encore la minorité, par le crédit des jésuites, en obtint bientôt la surséance (Voir Monnier de Richardin, p. 722),

2. Le recteur était élu chaque année, au mois d'octobre. Celui qui était en fonctions durant l'année 1 698-1699 était Couvreur (ou Le Couvreur), premier professeur à la Faculté de médecine. II est désigné le plus souvent, dans le Journal de Monnier de Richardin, sous le nom de guerre de du Poucet. On lui donna pour successeur, au mois d'octobre suivant, le docteur Derrez, de la faculté de théologie, professeur royal en langue hébraïque et chanoine de Saint- Amé.

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seulement pour notre Compagnie, mais encore pour la religion. J'ai joint au placet pour la visite un autre placet et un mémoire assez ample touchant la pension que M. de Saint- Bertin doit à notre Université^. Outre la justice do cette cause, elle est encore favorable par rapport à la misère où notre dote est réduite. Nous ne pouvons pas mieux en marquer la pauvreté qu'en représentant que je suis contraint de faire ce voyage à mes frais. Daignez, Monseigneur, contribuer, s'il vous plaît, à faire cesser tant de maux qui nous accablent.

Je suis avec un zèle très respectueux et très soumis, Monseigneur, de V. G. le très humble, etc.

A Paris, le a~ mars 1G99.

Adresse : A Monseigneur l'évêque de Meaux, à Versailles*.

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