‹ Correspondance de Bossuet. Nouv. éd. augm. de lettres inédites et publiée avec des notes et des appendices sous le patronage de l'Académie française (volume 2)Chapitre 156 sur 211 · Sur Pierre Guiscliard, voir le tome IV, p. a · texte numérisé non relu

Sur Pierre Guiscliard, voir le tome IV, p. a

recommandations et aux sollicitations auprès d'elle, et pour lui représenter mon droit et pour lui justifier mon innocence. »

Je finis par lui dire que rien ne me ferait départir du respect et de la soumission que je lui devais, et que je lui en donnerais toutes sortes de preuves, pourvu que mon honneur soit à couvert.

J'espère que Monsieur Chamillart remarquera par cet entretien que j'ai satisfait aux ordres qu'il m'a donnés et à tout le respect que je devais et que je suis dans la disposition de faire lorsqu'il jugera à propos pour sauver mon honneur".

II. Un correspondant anonyme de l'abbé Drouyn relégué à Orléans, le tient au courant des démarches faites en vue de son rappel (i3 avril 1700?): « ...J'ai ensuite sondé le R. P. M'***. Il m'a dit qu'il avait fait quelque chose, qu'une personne du premier rang, qu'il ne m'a point voulu nommer, avait obtenu que le Prélat non rouge consentirait à votre retour en cas que vous voulussiez donner votre démission. Je n'ai pu m'empêcher de lui témoigner que cette condition ne vous conviendrait point, que vous ne pouviez en conscience donner cette atteinte à votre innocence, et que c'était l'unique raison qui vous avait déterminé à souffrir, que je vous conseillerais en ami de soufl'rir et que fola viam inuenient. Il m'a ajouté qu'on lui faisait en quelque façon espérer que vous seriez maître de donner votre démission en faveur de qui vous voudriez. Si cela était sûr, je trouverais cette proposition plus supportable : la liberté qu'on vous laisserait de c'aoisir un ami ferait voir votre innocence. . » (Bibliothèque Nationale, fr. 22868, f i58). — Le Prélat non rouge, c'était Bossuet, qui n'avait pas été compris dans une récente promotion de cardinaux.

Documents divers.

Nous réunissons ici, en supplément, un certain nombre de documents inédits, qui se rapportent à des époques diverses de la vie de Bossuet et complètent les renseignements publiés dans les volumes précédents.

1° Lettre de Michel Gazil, supérieur du Séminaire des Afissions étrangères.

Rome, 23 octobre 1669.

Vous ne m'avez polru écrit la nouvelle de la promotion de M. Bossuet', que vous avez tant désirée. Je vous on dois autant de conjouissance que si c'était vous-même, puisque vous avez été assez généreux pour concevoir en faveur de M. Bossuet ce noble sentiment, que, dans la parfaite estime que vous aviez pour sa personne, vous auriez autant do joie de sa promotion que si c'était la vôtre. Je ne sais si je fais bien de lui écrire un mot de compliment: notre séminaire lui est

1° — Archives des Missions étrangères, vol. aoi, p. 219. Copie inédite. — Michel Gazil de La Bernardière, né vers 1634 «'' Tours, où son père était conseiller au pri'sidial, fut l'un des premiers fondateurs du Séminaire des Missions étrangères. Elu supérieur le 9 septembre 1667, il se trouvait ît Home pour les aiïaires de sa Société lorsqu'il écrivit cette lettre, adressée îi l'un de ses confrères, probablement Luc Fermanel de F'avnry. Il mourut le i4 janvier i(i79- On lui donne tians divers actes le titre de docteur eu théologie, mais son nom ne se trouve point dans les listes de docteurs et de licenciés de la Faculté de Paris (Adr. Launay, Mémorial de la Société des Missions itrnnghrcs, 2* partie, Paris, 1916, p. 270 ; Hislnirc ijénérale de la Société des Missions élrnngi'rrs, Paris, 189/1, 3 vol. in-8, t. I, p. 77 et suiv. ; (lollin christiana. I. VU, col. ni/jo).

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