Tome II IJ CORRECTIONS ET ADDITIONS
quart, relijjieuses de Jouarre, qui étaient sans doute filles de Louis Nacquart.
iSa, note 2. Ces trois minisires étaient Jean de Brissac, sieur des Loges, ministre à Thouars, Benjamin de Brissac, sieur du Vignau, et Pierre Marchant, ministre à Baugé, fils et gendre de Jacques de Brissac des Loges (1592-1667), professeur à l'Académie de Saumur, puis pasteur à Loudun. Cf. p. i56, note 2.
i56, n. 2. Ces ministres étaient venus du Poitou se réfugier chez le beau-père de du Viguau, l'orfèvre Jean Catillon, garde des pierreries de Mlle de Montpensier. Des Loges abjura entre les mains de Bossuet ; Marchant se convertit aussi, et Ils reçurent une pension du clergé. Quant à du Vignau, il persista dans son attachement au protestantisme, et fut mis à la Bastille; mais il fut bientôt rendu à la liberté à condition de quitter immédiatement la France ; il passa alors en Suisse, d'où il alla se fixer à Amsterdam. Voir Aug. Lièvre, Histoire des pro lestants et des Églises réformées du Poitou, Paris, i856-i86o, 3 vol. in-8, t. II ; O. Douen, l'Intolérance de Fénelon, nouvelle édition, Paris, 1875, in-i6, p. 203 à 283 ; et la Récocalion de l'édit de Nantes, t. II, p. 338 et suiv. ; Bibliothèque Nationale, fr. 705 2, fo 3o2 ; Archives Nationales, 0'3o et 3i. A ces documents il faut ajouter les dossiers G* 220 et 237, où l'on voit que Pierre Marchant (et non Marchand) s'est confessé et a communié le 8 juin 1686 dans l'église Saint-Michel de la ville de Saint-Denis-en-France, avec Marie de Brissac, son épouse, Catherine Creuse, femme du joaillier Catillon, Catherine et Anne Catillon, leurs filles. En février 1687 et juin i688, P. Marchant, pour toucher sa pension, donne procuration à son beau-frère des Loges. Celui-ci n'était donc pas, au mois de novembre 1686, sur le point de se marier à Londres, comme semble le croire M. Douen. Il était prisonnier au château de Loches, lorsqu'il mourut le 2/4 novembre 1692, en bon catholique, et les arrérages de sa pension furent touchés en lôgS par Elisabeth Texier, sa veuve, qui résidait à Poitiers (G' 333). P. Marchant, qualifié de sieur de La Perrière, se retira à Loudun, paroisse Saint-Pierre-du-Marché ; il y mourut, vraisemblablement en 1716.
l58, lettre 356. Une généalogie de la famille de Milord Perth a été donnée dans le Mercure, septembre 1703.
162, lettre 357. Au lieu de: 1676, lisez : 1876.
175, n. I. Sur les Vernicour restés protestants, voir Erman, Tableau
des militaires...,, Berlin, 1799, in-8, p. 289.
176, lettre 365. Noter le bruit, qui courait alors, d'une disgrâce de
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Bossuet. « M. de Meaux est brouillé à la Cour. Il a eu ordre de demeurer à Meaux ; il doit pourtant faire l'oraison funèbre de M. le Chancelier. On parle fort diversement dn sujet pour les uns, du prétexte pour les autres. M. de Paris, dit-on, y entre pour beaucoup. Il a fait des démarches pour les prétendus convertis, qui n'ont pas agréé aux Révérends Pères. On y mêle aussi Mme Bossuet, sa belle-sœur, avec qui il est brouillé et qui ne l'a pas épargné. » (Gazette de source janséniste, fr. 23/'if)8, fo 5^ v°). Mme Bossuet avait plus d'esprit et de beauté que de vertu ; elle vivait alors séparée de son mari. Elle mourut à quarante-cinq ans, et fut inhumée à Saint-Sulpice le 10 novembre 1689, en présence de l'évéque de Meaux.
177, n. 4- Celle qui. Autre exemple : « Le jugement est celui à qui appartient le sentiment, comme les sciences appartiennent à l'esprit. » (Pascal, Pensées, édit. Margival, \ II, 34, p. 99).
189, n. 5. On peut voir aux Archives de Seine-et-Marne, E 86/4, un intéressant dossier concernant la succession de Pellisson, à laquelle ont renoncé ses héritiers.
193, n. 4- Des lettres de naturalisation furent accordées à Thomas Drummond, natif de Londres, clerc tonsuré, fils de Jean Drummond, comte de Melfort, et d'Euphémie Wallaoe. (Archives Nationales, X'B 8^17, f» i33, et 88S6, n février 1701 ; cf. fr. 32886, f 279).
aoi, n. 9. Voir E. Guitard, Colberl et Selgnelay contre la religion réformée, Paris, 1912, in-8.
ao3, lettre 373. Ajouter aux références les Mémoires de Trévoux, mars et mai 1701.
Il y a des lettres d'Obrecht, fr. 2^990, f 322, et 2^991, (° 870. Obrecht était en mauvaise intelligence avec Ilennequin, grand vicaire de Strasbourg (Correspondance intime entre Ulrich Obrecht, préteur royal, et J .-B. Ixlinglin, aoocat ijênéral et syndic de la ville de Strasbourg, édit. Reuss, Paris et Strasbourg, 1899, in-8). Sébastien de Brossard dit de lui : « C'était un des plus savants jurisconsultes de son temps, et, comme presque tous les Allemands, il savait outre cela et aimait beaucoup la musique. » (Catalogue, h la Bibliothèque Nationale, Réserve, \'*2i, p. ^01). Les funérailles d'Obrecht sont décrites dans le Mémorial de Reisseisseu, qui parle aussi de la « lamentable » oraison funèbre prononcée par le P. Cloppé (p. i85 et i86).
ao'i, lettre 37G. Voir aussi la troisième partie du VI« Avertissement aux protestants.
aa3, n. l\. Le P. Pollct était curé de Sainle-Croix-Saiut-Oucn, à Rouen (u. a. fr. 2212/4, f° 228).