‹ Correspondance de Bossuet. Nouv. éd. augm. de lettres inédites et publiée avec des notes et des appendices sous le patronage de l'Académie française (volume 2)Chapitre 181 sur 211 · Tome VI] CORRECTIONS ET ADDITIONS · texte numérisé non relu

Tome VI] CORRECTIONS ET ADDITIONS

7, lettre 921. Sur Mme Guyon et sa famille, consulter aussi H. Stein, Inventaire des archives de la ville de Monlargis, Paris, i8g3, in-8.

a3, n. 2. L'expression à la bonne heure se trouve avec le même sens dans l'édition des Œuvres oratoires, par Lebarq, revue par Urbain et Levesque, t. I, p. 97, et t. IV, p. SaS.

35, n. 5. Sur les difficultés faites à la réception du concile de Trente en France, voir R. Simon, Lettres choisies, t. III, p. aSoetsuiv.; Victor Martin, le Gallicanisme et la réforme catholique, Paris, 1919, in-8.

5g, lettre g^i. Consulter E. Pilastre, Achille de Harlay, Premier président, Paris, s. d., in-i8.

61, lettre 942. Cette lettre devait être placée après celle du même jour écrite de Meaux (p. 62).

63, n. I. On peut lire dans le ms. fr. iSaôa les objections adressées à un cartésien au sujet de l'Eucharistie, et en particulier (p. 385) celle de Maiaval communiquée par le P. Berlet, jésuite (i 5 mars 1660).

78, lettre gSi. Cette lettre, dont le destinataire s'appelait Boscus, et non Boscut, a dû être détournée du dossier (Arsenal, Bastille, lo5o3) contenant les papiers saisis chez lui et chez ses coaccusés. — Jean François Boscus, qualifié de prêtre du diocèse de Cahors et de docteur en théologie, était né à Moissac, en Quercy, élection de Montauban, vers i653. Il entra chez les Pères de la Doctrine chrétienne et enseigna avec succès, de 1684 à 1688, la philosophie dans leur collège de l'Esquille, à Toulouse. Etant sorti de cette congrégation, il fut aumônier de M. de Matignon, évêque de Condom, qui lui conféra une chapellenie dans sa cathédrale et l'amena à Paris. Là, il se lia avec Sauvage, curé de Saint-Hippolyte, dont il fut quelque temps vicaire, et il obtint même des provisions en cour de Rome (1691), pour ce bénéfice, qu'il disputa à l'abbé Jérôme Vigier, prêtre du diocèse de Saint-Flour, originaire d'Aurillac. Celuici, maintenu en possession, fut l'objet d'accusations mensongères ; de là des procès dans lesquels Boscus fut l'un de ses adversaires les plus acharnés et fut pris à partie par l'avocat Jacques Vigier, frère et défenseur du curé. En 1692, Boscus traita avec le D'' Lherminier de la cure de Mory, au diocèse de Meaux. Cependant la haine qu'il avait vouée à l'avocat Vigier, le poussa à faire porter contre lui, en 169^, par une personne de mauvaise vie, Françoise de Courcelles, femme Prévost, avec laquelle il entretenait des relations suspectes, l'accusation d'avoir voulu attenter aux jours du Roi. L'avocat fut, de ce chef, mis à la Bastille ; mais l'accusation ayant été reconnue

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calomnieuse, Boscus fut condamné, le 3l janvier lôgS, aux galères perpétuelles (M. Ravaisson dit même qu'il fut pendu en place de Grève le i*'' février). La Prévost, condamnée au bannissement hors du royaume, se retrouve un peu plus tard aux Pénitentes d'Angers, où elle se signale par ses violences et par ses tentatives d'évasion. Impliqué dans l'affaire, un abbé Joseph Dardenne, né à Yillefranclie-de-Uouergue el ami de Boscus, qui l'avait attiré à Mory, fut banni, pour cinq ans, du ressort du Parlement de Paris. Les autres coaccusés furent mis hors de cour (Ravaisson, Archives de la Baslille, t. X, p. 4a et suiv. ; Fr. Funck-Brentano, les Lettres de cachet, p. ii3 et ii3 ; l'abbé Jean Gaston, Une paroisse parisienne avant la Révolution, Saint-Hippolyte, Paris, 1908, in-8 ; Mémoire instructif pour Maître François Vigier, bachelier en théologie, curé de Saint- Hippolyte de Paris, accusé, contre il/« François Sauvage, docteur en théologie et ci-devant curé de la même église, etc., à la Bibliothèque Nationale, fr. 21610, f"^ gô-ioA ; Arrêts du Conseil, du a5 juin et du 2 novembre 169^, aux Archives Nationales, E 1882 et 1884 ; Bibliothèque de l'.\rsenal. Bastille 5i33 et 5i34, et Dossiers loSoo, io5o2, io5o3 et io5o/j). 80. Sur la Somme de théologie du D'' Lherminier, suspecte de jansénisme, voir la Correspondance de Fénelon, t. I, p. 358, et t. III, p. 238. Cette théologie, louée par les uns pour sa méthode et son érada'ion (^Journal des Savants, t. XXIX, p. 276 ; t. XXX, p. 465, Amat de Graveson, Hist. eccles., 1738, in-fol., V'III, III), a été attaquée par les autres comme enseignant une sorte de demi-jansénisme. Cf. Ilurter, Xomenclator litterarius. 3« édit., t. IV, col. looa.

83, lettre 5g3. La notice concernant Pierre de La Broue doit être ainsi complétée : Ce prélat naquit à Moissac dans les premiers jours de février i644- H était fils de Biaise de La Broue, conseiller au Parlement de Toulouse, et de Jacqueline de Catellan.ll fil ses études iN Toulouse el se destina d'abord au barreau. En 1698, il prit possession du prieuré de Saint-Maffre de Bniniquel, au diocèse de Cahors, qu'avait eu Jean de La Broue, son oncle ; il le céda en 1700 à Sylvestre de La Broue, sou frère, et celui-ci, étant entré eu 170O dans l'abbaye de Marmoutiers-les-Tours, le céda à l'ranyois de La Broue, son neveu. (F. Robert, Histoire des èvcgucs de Mircpoix. dans le Bulletin historique du diocèse de Pamicrs. Couserans et Mirepoix. t. II, 1913, p. a4i à 367). Les contestations de La Broue avec le marquis de Mirepoix ont été robjel de différents arrêts du Conseil d'État : consulter, par exemple, aux Archives Nationales, E 1809, n»' 8i et i35; i853, n" i44 ; '8Ô9, n" 3i. On

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