Tome VI] CORRECTIONS ET ADDITIONS
verra plus tard La Broue solliciter la mission de porter à la Cour les cahiers des Etats du Languedoc. Il avait prêché l'A.vent à Saint-Thomas-du-Louvre en 1676, le Carême aux Nouvelles catholiques en 1677 et 1680, et aux Carmélites de la rue du Bouloi en 167g. Sa présence à Paris est encore constatée en mai et en octobre 1687, en juillet 1688, en mars, juin et juillet 1690, dans les premiers mois et le carême de 1698, en octobre 1694, en juillet 1698, en septembre 1706 et en février 1707 {La Liste véritable de tous les prédicateurs; Archives Nationales, LL b^i,f° 25, et G* 282, dossier Hubert).
La Broue a donné un Catéchisme du diocèse de MirepoiXj Toulouse, 1699, in-i2 de ^20 pages. Un de ses mandements a été mis à l'Index à Rome, le 12 décembre 1714.
On a des lettres de La Broue, à la Bibliothèque Nationale, n. a. fr. 3332 ; d'autres sont conservées à Amersford. M. Ch. Joret a publié un curieux Mémoire de La Broue, de ce qui a été fait dans le diocèse de Mirepoix en exécution de la déclaration du Roi du mois de décembre i6g8 et de l'instruction envoyée à MM, les Intendants pour la parfaite conversion des nouveaux convertis de ce diocèse (dans l'ouvrage intitulé : Dasville et Vépiscopat de Languedoc, Toulouse, iSgS, in-8, p. 16 et suiv.).
La Défense de la grâce efficace par elle-même est précédée d'un éloge de l'auteur, qui nous renseigne sur l'occasion de cet ouvrage. D'abord La Broue « avait sollicité M. Bossuet d'écrire contre le livre de l'efficacité de la grâce composé par le P.Daniel ; mais ce savant prélat ayant des occupations qui ne lui permettaient pas alors d'entreprendre cet ouvrage, et étant mort peu de temps après, il n'y eut point d'autre réfutation du traité de l'efficacité de la grâce que celle du P. Serry, dominicain, qui la composa en latin. Plusieurs années après, M. de Fénelon, archevêque de Cambrai, donna au public des Lettres où il renouvelait les principes du P. Daniel. M. le cardinal de Noailles crut qu'un pareil auteur ne devait pas être méprisé, et, pour donner du poids à la réfutation que l'on en ferait, il jugea à propos qu'elle fût faite par un évêque. Il proposa l'ouvrage à M. de Mirepoix... »
Pierre de La Broue était frère de Jean François de La Broue, gouverneur de Moissac. Le fils de celui-ci, né dans cette ville en 1686, fil sa licence en théologie, mais n'avança pas dans les ordres au delà du diaconat, et mourut « appelant et réappelant », à Paris le 12 juin 1758. Il a sa notice dans le Nécrologe des plus célèbres défenseurs de la vérité au XVIII' siècle, t. II, p. 4o5.
Aux références ajouter : Mme du Noyer, Mémoires, Cologne,
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1710, in-i3, et E. Griselle, Avant el aprls la révocation de ledit de Nantes. Paris, 191 2, in-8, p. i46.
84, n- 3. On connaît aussi Jean Graverol, né. à Nîmes, le 28 juillet 1647. Celui-ci, h la révocation de l'édit de Nantes, se réfujjia à Amsterdam, et plus tard passa à Londres, où il fut pasteur de l'Eglise protestante française, et où il mourut en 17 18. Il a donné de nombreux ouvrag-es, entre autres : Moses vindicatus, Seu asserta hislorise creationis mundi aliarumque quales a Mosc narrantur Veritas (Amsterdam, 1694» in-i 2), réfutation des Archa^Ologiœ philosophiae de Thomas Burnet (Œuures romplcles de Huygens, La Haye, 1906, '\n-l\, t. X, p. 583 et 584 ; Ménard, Histoire de Nîmes, t. VI, p. 533 et suiv. ; Haag, la France protestante).
86, n. II. Jean de Catellan était déjà sous-diacre lorsqu'il se fit recevoir maître ès-arts à Paris, le 19 août i683 (latin giSÔ, f" 55). Il reçut en 1701 l'abbaye de Boulancourt, au diocèse de Troyes. Les instructions qu'il donna aux réunis de son diocèse l'engagèrent dans une polémique avec Basnage (Moréri, au mot Valence).
92, lettre 958. L. a. signée des initiales. L'original a passé dansune vente faite en Hollande au mois de mars 1921.
ga, 1. 10. Lisez : sans qu'on le sente, sans qu'on le sache, souvent même sans qu'on le soupçonne.
g3, 1. a. Le mot « pas », manquant à l'autographe, doit être mis entre crochets.
98, 1. l5. L'autographe, sans doute par suite d'une inadvertance, porte : qu'il ne revienne.
94, 1. 8. Lisez : les projets qu'on fait ou qu'on dit qu'on fait du côté de Rome.
94, 1. i5. Dix lignes raturées, rétablies par Dom Coniac, collaborateur de Deforis, et publiées sauf trois lignes.
94, 1. 20. Voici les trois lignes omises dans les éditions : « Laissez Mme l'Abbesse (^ici un mot raturé illisible) avec ses spéculations. Quand il y aura quelque ciiose pour Mme votre sœur, je lui ferai passer les lettres par vous, ainsi qu'elle le désire. Dites-moi tout. » La lettre est signée: J. B., é. de Meaux, avec cette adresse: A Mme d'Albert, II»" de Jouarre. 118, n. 6. Aux exemples cités ajouter les suivants : «Je suis celle qui vous ai formés et qui puis seule vous apprendre qui vous êtes » (Pascal, Pensées, édit. Brunschvicg, vu, 43o). « Vous êtes homme qui savez les maximes du point d'honneur » (Molière, Georges Dandin, I, viii).
iSo-lSa, lettre 984. Un fragment autographe, qui a fait partie delà coilccliou Paycn, vendue en 1878, nous « été communiqué par In librairie Rahir.