L'histoire ne permet guère
3o6, n. 5. Un moment, D. Gervalse avait trouvé asile à l'abbaye de Bonnefontaine. L'archevêque de Reims demanda l'éloignement du pauvre religieux, et lui notifia cette mesure en des termes dépourvus d'aménité : « J'ai reçu votre lettre du 19 de ce mois datée de mon abbaye de Bonnefontaine. Vous y paraissez trop plein de vous-même et point du tout de l'esprit de Dieu. J'ai des raisons qui m'obligent à désirer que vous ne demeuriez pas dans mon diocèse, dont je ne veux ni ne dois vous rendre compte. Je me suis adressé à M. l'abbé de Clairvaux, votre supérieur, pour vous en faire sortir. Le P. Prieur de Bonnefontaine, que j'ai mandé ici auprès de moi, vous remettra votre obédience, sur laquelle je ne doute pas que vous ne vous rendiez au plus tôt à Bohéries. Je ne vois pas quel tort je vous fais, car vous serez tout aussi bien dans ce monastère, où M. de Clairvaux vous envoie, que dans celui que vous allez quitter. Je prie Dieu qu'il vous donne par sa sainte grâce toute l'humilité et la charité qui conviennent à votre état » (Lettre du a4 octobre 1699, fr. 20754, f*^ 216). — Sur D. Gervaise, on peut voir aussi Le Courayer, Relation historique et apologétique, Amsterdam, 1729.
3ii, lettre x347. Sur Mme de La Maisonfort, consulter aussi Manceau, Mémoires, édit. Taphanel, Paris, 1902, in-8. — Cette religieuse recevait de la maison de Saint-Cyr une pension annuelle de 800 livres, qui lui fut encore payée en 1717 (Th. Lavallée, Mme de Maintenon et la maison royale de Saint-Cyr, Paris, 1863, in-8, p. 2o3, note).
345, 1. II. Au lieu d' « opération », le ms. porte : « instruction », faute de copiste, qu'il faut peut-être corriger par : « impulsion ».
36r, lettre i35o, doit être datée du 19 mai 169G. Cf. t. XIV, p. 358.
405, n. 3. Lisez : le 20 mai.
406, n. 5. Sur le livre de Marie d'Agreda, voir aussi n.a. fr. 22i5i.
— Il y a eu une imprimerie spécialement consacrée h la défense de la cause de cette religieuse. Ainsi la Bibliotheca universa franciscana, du P. Jean de Saint-Antoine a été imprimée Matriti, ex iypographia Causœ V. Matris de Agreda, anno 1732. 4iO, n. 5. Roland du Pré avait épousé à Genève une nièce de M. d'Hervart, contrôleur général des finances. Elle se nommait Hélène
5oo CORRECTIONS ET ADDITIONS. [Tome VII
de Frémont, d'origine lyonnaise, veuve de Jacques Andrion. Elle s'éteiit convertie du proteslantisnie. Elle mourut en couches à Florence, laissant sept enfants.
Roland du Pré avait été résident à Genève, de 1G80 à 1688, et on a sa Correspondance, imprimée par Fréd. Barbey dans les Mémoires et documents publiés par la Société d'histoire et d'archéologie de Genève, 3* série, t. IX, 1906, in-8. Voir le Mercure, juin 1709, p. i84 à 19^^.
4ii, n. 10. Sur les funérailles d'Antoine d'Aquin, premier médecin du Roi, voir fr. 83837, P- ^^^- ^* veuve, Marguerite Geneviève Gayant mourut en i6g8 ; ses obsèques furent célébrées le II juin à Saiat-Sulpice (fr. 32834, p- 278). Antoine d'Aquin fut le père de l'évêque de Séez et le frère de l'évéque de Fréjus : il avait un autre frère, Pierre d'Aquin, médecin ordinaire du Roi.
44 1, n. 5. Il y a une vie manuscrite du P. Cloche à la Bibliothèque Mazarine, ms. 1780. — Sur l'élection de ce religieux au généralat des dominicains, consulter M. E. Griselle, Avant et après In révocation de ledit de Nantes. — Il fut un temps où une partie des seigneurs de la cour d'Espagne, indisposés par l'esprit dominateur du P. Daubenton, songeaient à remplacer ce jésuite dans la charge de confesseur du Roi par le P. Cloche, directeur de Mme des Ursins. A ce propos, Beauvillier écrivait au marquis de Louvilie, le 25 septembre 1708 : « Je tremble qu'on ne rende le confessionnal aux jacobins ou dominicains, et que le parti janséniste, si redoutable et si fort dans les Pays- Bas, ne vienne par ce moyen à triompher. Pesez donc toutes ces choses, et prouvez-moi qu'il faut, que je dois sacrifier le P. Daubenton, et je le ferai... Mais songez, encore un coup, que le P. Cloche se démène terriblement et que, sans la maladie de M. d'ilarcourt, il eût obtenu la place dans le temps, et que les jansénistes espèrent en lui. Je ne dis pas pour cela que tous les dominicains soient jansénistes. Vous savez que les jansénistes se disent à présent simples thomistes et que, |)cndant qu'ils cachent ainsi leurs vrais sentiments, ils abandonnent en apparence M. Pascal, qui tourne les thomistes en ridicule dans ses Provinciales ; mais il n'est que trop certain que plusieurs dominicains, de simples tlioniistes, sont entrés dans les vrais sentiments des jansénistes. » (^Mémoires de Louvilie, Paris, 1818, a vol. in-8, t. II, p. ii4 ; cf. p. G/1 et 05).
4O1, 1. a3. Lise: : ne la pouvait plus avoir.
489, n. I. D. Placide Falgcyrat, ayant été pourvu du prieuré de Thisy, de l'ordre Cluny, entendit n'y point résider et continuer à faire partie de la congrégation des bénédictins de Saint-