Tome VIII] CORRECTIONS ET ADDITIONS. 5oi
Maur : de là un procès avec les religieux de Cluny, au sujet duquel on peut consulter deux facturas à la Bibliothèque Nationale, F» Fm 6817 et /i» Fm 28180.
^g'j, n. i". D. Ricliebracque figure dans la Correspondance de Fénelon, t. III, p. 21, 28 et 29.
5oi. De l'attestation donnée à Mme Guyon par les visitandines de Meaux en 1695, il faut rapprocher le témoignage que lui rendaient en i68g leurs Sœurs du premier monastère de Paris : « ...Plusieurs de vos charités ont su que nous avons eu quelques mois par ordre du Roi dans notre maison Mme Guyon, qui en est sortie par un autre ordre de Sa Majesté, et demeurée entièrement libre : c'est une personne dont nous avons reçu tant d'édification que nous ne l'oublierons jamais, et dont la vertu nous a souvent fait rentrer en nous-mêmes ; nous la recommandons à vos saintes prières, étant présentement fort incommodée, ce qu'elle porte dans une patience admirable » (Circulaire du 25 mai 1689, Bibliothèque Nationale, Ld*''^ 2, t. 10/4).
5a4. Outre cette protestation du i5 avril 1696, il existe une autre déclaration de Mme Guyon, du 6 du même mois. Nous n'avons pu en avoir communication, et les dernières lignes seules nous en sont connues par le catalogue imprimé de la collection Morrison, t. II, p. 228. Les voici : « ...Je n'en puis écrire davantage à cause de l'état où je suis, mais, si je meurs, je proteste ne m'être jamais écartée un moment de la foi de la sainte Eglise, ma mère, pour laquelle je suis prête de mourir, que je n'ai point dit ni fait les choses qu'on m'impute, et que je suis prête à jurer sur le saint Evangile, en mourant, que les lettres qui courent de M. de Grenoble ne peuvent être vraies, puisque je ne l'ai jamais vu avec le prieur de Saint-Robert, et je jure devant Dieu que je ne leur ai jamais parlé ensemble, et que je ne les ai jamais vus dans un même lieu. »
528. Hannier, l'assesseur, doit être identifié avec Jacques Hannier, chef de la paneterie de la Reine, que nous trouvons gouverneur et administrateur de l'Hôtel-Dieu de Meaux en 1688. Il était frère du chanoine Pierre Hannier, dont il a été parlé plus haut, t. XIV, p. 232. Cf. p. 5o2.