Les renseignements font défaut sur ce jésuite
2. Jean-Ernest Grabe, né à Kœnigsberg le 10 juillet 1666, mort à Londres le i3 novembre 171 1, était fils d'un professeur de théologie.
5o CORRESPONDANCE [fév. 1703
eu tout le soin de l'impression. Un chevalier anglais qui a l'honneur de servir le Grand duc de Toscane, m'a promis de les mettre entre les mains du marquis Salviatl, son envoyé à Paris, lequel étant de vos amis, ne manquera pas de vous les faire tenir au plus tôt ; de quoi je voudrais très volontiers être satisfait. J'altcnds dans peu de temps la réponse du D' Bull aux questions que vous lui avez faites : sa santé fort imparfaite et beaucoup de malheurs dans sa famille l'ont empêché jusqu'ici de faire son devoir sur ce chapitre-là^.
Le P. Fontanée vous dira, Monseigneur, des nouvelles de Madame*, laquelle vous salue très humblement; et de plus il vous racontera comment il a été reçu en Angleterre. Vous savez bien que nous n'avons pas trop de respect pour les Pères de la Société ; mais ses voyages ont attiré la curiosité de nos gens de qualité, et son grand mérite a bien soutenu son personnage.
Entre les autres malheurs de la guerre, il faut compter la perte que nous faisons des beaux livres qui sont publics dans les autres pays ; mais plût à Dieu que nous ne puissions pas nous plaindre de choses de plus grande conséquence! Le libertinage s'introduit partout, inler arma silent leges^. Vous m'obligerez beaucoup de me faire savoir si M. l'archevêque de Cambrai a publié son Télémaque après sa disgrâce ou avant* :
Elevé dans le luthf^ranisine, il fut amené à en sortir par l'étude des Pères, et, après avoir eu quelque temps l'intention de se convertir à l'Eglise romaine, il passa en Anjjleterre, où il se fit ordonner prêtre suivant le rite de la haute Eglise. Il a écrit en allemand, eu anglais et en latin. Il est surtout connu par ses éditions de la Bible des Septante (OxFord, 1707 à 1720, 4 vol. in-Fol.}, de saint Justin (1700, in-8) et de saint Irénée (1702, in-Fol.). Celle-ci a été critiquée par D. Massuet, qui donna une autre édition du même Père à Paris en 1710 (Niceron, t. XXXV, p. 294-307; All'jcmeincs Gelehrlen-Lexicoiiy Leipzig, 1750-1751, 4 vol. in-/4 ; D. Geillier, Histoire des auteurs ecclésiastiques, l. II),