A M""* CORNUAU
A Paris, 26 février l^oS.
Vous pouvez, ma Fille, communiquer à M. de Saint-André celles de mes lettres que vous croirez utiles à garder pour votre consolation : il m'en rendra compte, s'il le faut, et par lui-même il est très capable du discernement nécessaire. Profitez-en vous-même, puisque c'est pour vous qu'elles sont écrites, et qu'elles laissent peu de doutes indécis par rapport à vos états.
Je vous mets entre les mains de celui à qui l'Epouse a dit : Tirez-moi, et qui a dit lui-même : Nul ne peut venir à moi, que mon Père ne le tire. Cachez-vous dans les plaies de Jésus-Christ ; qu'il vous soit un époux de sang: il a été lAessé pour nos péchés, et nous sommes guéris par ses plaies \ Je le prie, ma Fille, qu'il soit avec vous, et vous bénis en son nom ^.
somma; mais plusieurs personnes, et entre autres Bossuel, l'avaient lu auparavant en manuscrit. L'archevêque déclara que la première impression était due à l'infidélité d'un copiste.
Lettre 2209. — Cent soixante-quatrième dans Lâchât comme dans Na et Ma ; cent soixante-cinquième dans G ; placée en tète du ras. Nd ; manque à Ledieu comme à V, A et T.
1. Gant., I, 3; Joan., vi, l\!i ; Exod., iv, 25, 26; Is., lui, 5 ; Petr., II, 24.
2. « C'est la dernière lettre que ce prélat ait écrite à cette per-
52 CORRESPONDANCE [mars 1708
2210. — A M""* Cornu AU.