‹ Correspondance de Bossuet. Nouv. éd. augm. de lettres inédites et publiée avec des notes et des appendices sous le patronage de l'Académie française (volume 2)Chapitre 29 sur 211 · Seurre appartenait au diocèse <le Besançon · texte numérisé non relu

Seurre appartenait au diocèse <le Besançon

9. Le P. Mauparty, jésuite, avait déjà mis en mouvement un de ses confrères pour faire enfermer Quillot par lettres de cachet adres-

8o CORRESPONDANCE [mai 1703

puisse plus gàlcr personne, ni autoriser par son impunité les autres mauvais prêtres qui se sont rassurés depuis le succès de son affaire.

Il"* serait aussi d'une grande conséquence que M. l'évèque de Langres changeât de promoteur et d'official : ce sont deux hommes terriblement décriés à Dijon. Tout ce qu'en dit le livre n'est que trop vrai, et n'a fait que trop de bruit; on n'a pas même dit tout ce qu'on pouvait dire sur leur compte.

L'official ** , quoique conseiller au Parlement, est en exécration dans sa Compagnie, où tous les jours on lui fait des reproches sanglants sur sa conduite, et il déshonore le clergé.

sées, non au Procureur {jénéral, dont il se défiait, mais à l'Intendant. « M. le Premier président, ajoutait-il, nous soutint il y a quelques jours fort oblig'eamment contre M. le président Bouliier de Versalieu qui, en opinant sur l'affaire dont il s'ajjit (^ccUe de Quilloi), avait dit qu'il n'y avait en tout cela que des imaginations, ou que, s'il y avait quelque chose qui parût réel, il n'avait été déposé que par des témoins corrompus par les jésuites. C'est ce même M. de Versalieu qui fit perdre ici un procès si considérable à nos Pères de Chambéry, il y a dix ou douze ans, et qui ne nous aime pas plus aujourd'hui qu'en ce temps-là. » (Lettre de Dijon, 28 août 1700, dans le recueil de Ledieu). — Jean Bouhier de Versalieu, président à mortier de i6i)i à 1706, était proche parent d'un autre Jean Bouhier qui, après avoir été conseiller au Parlement de Bourjj^ogne, fut le premier évèque de Dijon ; à la même famille, mais non à la même branche, appartenait le président Bouhier, membre de IWcadémie française. Quillot ne fut ni éloigné ni enfermé. Il mourut le 17 septembre 1730 et fut inhumé à Saint-Pierre, près de l'autel de NoIre-Dame-de-la-Pilié (Archives municipales de Dijon, B 56i). D'un autre côté, un arrêt du Parlement de Dijon rendu à la requête du Procureur général et au rapport de Jacques Auguste Espiard de Vernot, plus ancien conseiller, décida que le livre intitulé Histoire du Quillolisme serait « lacéré et brûlé par l'exécuteur de la haute justice en la place et devant la principale porte et entrée du Palais ». (Du g juin 1703. Voir cet arrêt plus loin, p. ig'4 et suiv. ; voir aussi les considérants sévères de Pontcliartrain, dans la Correspondance administrative soiis Louis XIV, t. II, p. 8o5 k 807.

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