‹ Correspondance de Bossuet. Nouv. éd. augm. de lettres inédites et publiée avec des notes et des appendices sous le patronage de l'Académie française (volume 2)Chapitre 43 sur 211 · Mnll., X · texte numérisé non relu

Mnll., X

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refuser de croire cette belle marque de sa venue ; et au contraire, il fallait croire avec une ferme foi que tout ce qui était prédit de Jésus-Christ s'accomplirait l'un après l'autre, au temps et par les moyens destinés de Dieu. Jésus-Christ lui-même avait déclaré qu'il donnerait aux Juifs, dans sa résurrection, le signe du prophète Jonas\ S'ensuit-il de là qu'ils dussent demeurer en suspens jusqu'à ce qu'ils eussent vu l'accomplissement de ses paroles ? Point du tout ; puisqu'ils devaient tenir pour certain que celui qui commandait à la mer et aux tempêtes, qui guérissait les aveugles-nés, qui avait la clef de l'enfer et de la mort, tirant les morts du tombeau quatre jours après leur sépulture, lorsque déjà ils sentaient mauvais, et qui enfin se montrait le maître de toute la nature, était assez puissant pour accomplir tout ce qu'il avait promis. 11 était prédit bien clairement que le Christ naîtrait à Bethléem : plusieurs Juifs ne savaient pas que Jésus-Christ y fût né ; Philippe même, un de ses apôtres, semble l'avoir ignoré, lorsque, l'indiquant à Nathanaël comme le Messie, il lui dit : Nous avons trouvé Jésus, fils de Joseph de Nazareth^ ; et Nathanaël lui ayant fait l'objection en ces termes : Peut-il venir quelque chose de bon de Nazareth? Philippe ne lui répond autre chose, sinon : Venez, et voyez, c'était à dire ^ : reconnaissez par vous-même les merveilles qui vous convaincront

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