Matt., XIII, 54, 55, 56; Joan., vi, 4i, 4^; vu, i
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témoignages certains. Nous pourrions dire que le premier témoin était Marie elle-même, dont la pudeur et la vertu reconnues parlaient pour son innocence. Afin d'accomplir la prédiction d'Isaïe, la première chose que Dieu devait faire était d'inspirer à celle qu'il avait choisie l'amour jusqu'alors inconnu de la virginité et la volonté déterminée de la consacrer à Dieu. Marie avait déjà reçu ce don de Dieu, quand lange lui vint annoncer qu'elle serait la mère du fds du Très-Haut. Pour opérer en elle ce miracle, Dieu n'avait pas besoin de son consentement ; mais, outre les aurcs raisons qu'il eut de le demander, s'il n'avait envoyé son ange pour le recevoir, nous n'aurions jamais su cette haute résolution de la sainte Vierge, de ne se laisser approcher par aucun homme. Il lui fait donc proposer ce qu'il souhaitait d'elle; ef il juge digne d'être la mère de son fils incarné celle (jui, la première de toutes les femmes, avait conçu le dessein et formé le vœu d'être vierge perpétuelle.
?*Iais il y a un second témoin de la pureté de Marie, qui est sans reproche; et c'est saint Joseph, que Dieu lui avait donné pour mari, pour être non seulement le gardien, mais encore le témoin non suspect d'une sigrandc merveille. Quand il s'aperçut qu'elle était enceinte, nous savons (ju'il fut frappé de l'étal où il la trouva, et qu'il avait pris des résolutions convenables à un homme sage; mais, après tout, quoi que la vertu de sa sainte épou.se lui pût dire en sa laveur, pour modérer ses soupçons, il ne céda qu'à un avertissement du ciel, cl le tendre
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amour qu'il montra toujours pour la mère et pour l'enfant fut la preuve incontestable de la parfaite iidélilé que la Vierge lui avait gardée, dont aussi Dieu même lui était garant.
S'il faut ici rapporter les autres premiers témoins de la virginité de Marie, nous pouvons compter sainte Elisabeth, lorsqu'elle dit à la sainte Vierge : Vous êtes bienheureuse d'avoir cru ; et tout ce qui vous a été dit de la part de Dieu s'accomplira^'^ : une femme stérile qui avait conçu par miracle était un digne témoin d'une naissance virginale. Jean- Baptiste sentit l'effet de la présence de cette vierge mère ; et il était convenable que le fds de la stérile rendît hommage au fils de la vierge.
Je donnerai encore pour témoin le saint vieillard Siméon qui, tenant l'enfant entre ses bras au jour qu'il fut présenté au Temple"', n'attribua qu'à Marie seule le coup de l'épée qui la devait percer un jour, et la douleur maternelle qu'elle devait sentir au pied de la Croix.
Mais encore que Jésus-Christ, attendant le temps convenable, comme nous l'avons remarqué, n'ait pas voulu exprimer en termes formels toute la merveille de sa naissance, il y préparait les esprits toutes les fois qu'il disait qu'il était descendu du ciel, qu'il était né et sorti de Dieu, et ainsi du reste: ce qu'il n'aurait jamais fait, s'il était venu au monde à la façon ordinaire : de sorte que tous les miracles qu'il a opérés pour montrer que Dieu seul était son père,