‹ Correspondance de Bossuet. Nouv. éd. augm. de lettres inédites et publiée avec des notes et des appendices sous le patronage de l'Académie française (volume 2)Chapitre 48 sur 211 · Ibid., II · texte numérisé non relu

Ibid., II

126 CORRESPONDANCE [oct. 1703

dans le fond sont confirmalifs de cette vérité, que Joseph ne le pouvait être, et qu'il était né d'une vierge.

C'est ainsi que Dieu allait disposant le monde à la claire intelligence de l'oracle disaïe, qui est demeuré si propre à Jésus-Christ, que jamais il n'a été attribué à autre qu'à lui, et ne le peut jamais être, étant le seul dont on a dit qu'il a été conçu du Saint-Esprit, et qu'il est né d'une vierge'^\

Il me resterait à vous avertir qu'il serait facile de vous prouver par les Pères, et surtout par saint Chrysostome, principalement dans ses Homélies de l'obscurité des prophéties^^ , et par saint Jérôme en divers endroits^*, la doctrine avancée dans cette lettre : mais je ne crois pas ce travail nécessaire, puisque la chose est si constante par les Ecritures.

Au surplus, ne croyez pas, je vous prie, que cette réponse m ait peiné dans l'obligation où je suis de ménager mes forces: au contraire, elle m'a donné une particulière consolation; et j'avoue que je suis bien aise de voir perpétuer dans l'Eglise la sainte coutume qui faisait consulter les docteurs aux laïcs et aux femmes mêmes, sur l'intelligence des Ecritures. Je pourrais vous dire beaucoup d'autres choses sur cet endroit d'Isaïe; mais, aujourd'hui, il me suiTit d'avoir satisfait à votre doute, et je consacre de tout mon cœur cette explication véritable

aa. Luc, i, 3i, 35.

a3. lie propheliaruin obscuritalc, (P. (i., I. LVI, col. i(')3, lyjj ; In Mallh. hr,m. IV et V. |«. LVII, col. 89 ctsiiiv.; 55 et siiiv.|. a4. Comment, in h. I. III, c. vu [P. L. t. XXIV, col. 102 et suit.].

nov. 1708] DE BOSSUET. 127

au fils de la Vierge, qui est Dieu béni aux siècles des siècles ^^

Pour ne finir pas comme un sermon, j'ajoute les assurances d'un attachement sincère.

A Paris, le 26 d'octobre-'' 1703.

2288. M. DE BiSSY A BoSSUET.

Toul, a novembre 1708.

Je suis ravi d'apprendre, par la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire*, que vous approuviez mon mandement sur l'usure-^. Puisque vous me témoignez désirer d'en

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