SynatjQijue, assembl<''e, yens de la syna(fO(yue
l\. Les lanjnms (ou plulAt lanjumim, au pluriel) soiil des paraphrases de la Bible en langue arami'-cnne, mal à propos dite clialdéenne. Les deux principaux sont le lanjum du Penlateuque, attribué 5 Onkelos,
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dans celle d'Onkélos et dans celle de Jonathan \ c'est-à-dire dans leurs livres les plus authentiques, et 011 ils ont mieux conservé les traditions de leurs pères. Mais, sans avoir besoin de nous arrêter à ces éruditions rabbiniques, ils nous suffit que ce terme de vierge se soit trouvé si propre et si naturel en cet endroit, qu'il ne s'en est pas présenté d'autre à la pensée des Septante, c'est-à-dire des interprètes reçus dans la nation, et que saint Matthieu n'ait pu rapporter cette prophétie que de la seule version qui était alors en usage. Pour ce qui est des interprètes postérieurs à la venue de Jésus-Christ, comme Symmaque et Théodotion\ qui ont tâché d'affaiblir la prophétie, on ne doit pas les écouter,
et celui des prophètes, dont l'auteur supposé est Jonathan ben Uziel. Ils ont été reproduits dans les jurandes Bibles polyglottes d'Alcala, d'Anvers, de Paris et de Londres (R. Simon, Histoire critique du Vieux Testament; J. H. Petermann, De duabus Pentateuchi paraphrasibus chaldaicis, Berlin, 1829, in-4 ; Rod. Anger, De Onkelo, Leipzig, 18/46, in-8 ; L. Vogue, Histoire de la Bible et de l'exégèse, Paris, 1861, in-8 ; Targum Onkelos, édit. Berliner, Berlin, i884, in-8 ; Z. Frankel, Zu dem Targum der Propheten, Breslau, 1892, in-8; Friedmann, Onkelos und Alcylas, Vienne, 1896, in-8; article Targum, d'E. Mangenot dans le Dictionnaire de la Bible de Vigouroux, t. V, col. 1996, etc.).
5. Onkelos, disciple de Gamaliel. On ne croit plus qu'il soit l'auteur du Targum qui lui a été longtemps attribué. Jonathan ben Uziel paraît avoir vécu après la ruine de Jérusalem. Il n'est pas sûr qu'il soit l'auteur du Targum qui porte son nom (Le P. Morin, Exercitationes biblicœ, lib. II; R. Simon, Histoire critique du Vieux Testament. Cf. notre t. II, p. 17).
6. Sur Symmaque, voir t. XIII, p. 36o. Quant à Théodotion, on ne sait rien de certain sur sa patrie, ni sa personne, ni sa religion. Cf. t. XIII, p. 36o. Sa version de la Bible, postérieure à celle d'Aquiia, a précédé le traité de saint Irénée adversus hœreses (Richard Simon, Histoire critique du Vieux Testament; II. Hody, De Bibliorum textibus originalibus, vcrsionibas grsecis et latinis, Oxford, 1706, in-fol. ; Mgr Mercati, rfîid di Simmaco interprète, Modène, 1892; Judische Zeitschrift, Breslau, 1862, t. I.
l32 CORRESPONDANCE [nov. 1708
puisqu'on sait que, Juifs eux-mêmes, ils n'ont fait leurs traductions, aussi bien qu'Aquila\ que pour contredire les chrétiens et flatter l'incrédulité de leur nation.
Saint Jérôme* remarque ici très à propos que le mot hébreu est aima, qui signifie dans son origine cachée, renfermée, c'est-à-dire non seulement une fille, mais une fille comme recluse et inaccessible à la manière d'une chose sacrée dont il n'est pas permis d'approcher. C'est pourquoi nous voyons dans les Machabées' que, selon cette origine, les filles sont appelées rec/«se5, renfermées, xarajcXewToi. Aussi l'usage du mot aima est-il constant dans l'Ecriture pour signifier une vierge ; et il ne s'y trouve jamais joint avec les termes de concevoir ou d'enfanter qu'en ce seul endroit : par conséquent, ces deux mots de vierge et à' enfantement sont mis là pour signifier un fait unique et qui n'a point d'autre exemple que celui que nous propose la foi chrétienne.
Les Juifs disent qu'il n'y faut pas chercher tant de finesse, et que le prophète suppose que cette vierge qui devait enfanter cesserait d'être vierge quand elle deviendrait mère. Mais qu'y aurait-il'" là d'extraordinaire, et qui méritât d'être donné par un
7. Converti au judaïsme, Aquila a laissé une traduction de la Bible plus littérale que celle des Septante (Voir H. Simon, Histoire critique du Vieux Testament). Cf. t, XIII, p. 36o.