II Maccliab., m
10. La première édition, conPorménienl à l'usa^^e de Bossuet : (|ui aurait-il.
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prophète comme un fait singulier et prodigieux ? C'est au contraire ce qui arrive à toutes les femmes ; et toutes celles qui deviennent mères ont été premièrement vierges : de sorte que ces deux mots vierge et portant un enfant dans son sein, sont regardés naturellement comme incompatibles.
On demandera peut-être quelle preuve on a que ce fils porté dans le sein d'une vierge soit Jésus- Christ. Mais c'est ce qui n'a point de difficulté, puisque, d'un côté, celui qui sera le fils d'une vierge n'ignorera pas ce don de Dieu, et, de l'autre, qu'on ne connaît que le seul Jésus-Christ à qui on ait appliqué ce titre de fils d'une vierge, Dieu n'ayant pas même voulu qu'il restât la moindre ambiguïté dans cette application.
Les Juifs demandent à quel propos il serait ici parlé de Jésus-Christ, et quel rapport pourrait avoir avec Achaz*' cet enfantement virginal, pour être donné en signe à ce roi, qui vivait plus de sept cents ans auparavant. Mais cette nation aveugle, qui ne connaît pas les prérogatives du Christ qu'elle attend, a ignoré qu'il vient toujours à propos dans tout l'Ancien Testament, puisqu'il devait être la fin de la Loi et l'objet non seulement de toutes les prophéties, mais encore de tous les événements remarquables, qui ne sont qu'une figure des merveilles
II. Achaz (744-728 av. J.-C), roi de Juda, devant qui le prophète Isaïe prononça son oracle touchant la Vierge mère. Ce signe n'est pas donn<^ à Achaz, qui n'en a pas voulu, mais à la naaison de David, menacc^e de périr tout entière. La naissance à venir du fils de la Vierge, de l'Emmanuel, doit rassurer la famille de David contre la crainte d'une entière destruction.
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de son règne. Au surplus, qu'on parcoure toutes les prophéties, on trouvera que, non plus que celle-ci, la plupart ne paraissent pas avoir de liaison avec le reste du discours où elles sont insérées. David, dans le psaume lxxi, ne voulait parler d'abord que du règne de Salomon, qu'il avait nommé son successeur ; mais Dieu, quand il lui a plu, lui a élevé l'esprit, et l'a transporté au temps de celui que tous les rois et tous les gentils devaient adorer, dont l'empire devait s'étendre par toute la terre, qui était devant le soleil, et en qui toutes les nations de l'univers devaient êtres bénites, c'est-à-dire Jésus- Christ, dont Salomon était une si noble figure. C'est pour la même raison qu'au psaume xliv, qui regarde directement le même Salomon, tout d'un coup il l'appelle Dieu et l'oint par excellence, ce qui ne peut convenir qu'à Jésus-Christ. Il en est de même des autres prophéties, où, sans liaison avec la suite du discours, celui-là nous est annoncé, qui devait être abreuvé de vinaigre '^ vendu trente deniers destinés à l'achat du champ d'un potier ou d'un sculpteur, monté sur un âne pour faire son entrée royale'' : ainsi du reste, qui convient manifestement à Jésus-Christ seul. Il n'en était point parlé d'abord dans le prophète Michée; mais soudain il le voit sortir de la petite ville de Bethléem, comme chef du peuple d'Israël, dont il ajoute que la nativité était élcrncUc '*. C'est ainsi que Dieu