Is., VIII, I
l36 CORRESPONDANCE [nov. 1703
A l'occasion de ces merveilleux enfants, il plaît à Dieu, dans le chap. ix, f. 6 de la même prophétie, de parler d'un autre enfant, qui, plus merveilleux que ceux du prophète, en ce qu'il était fils non seulement d'une prophétesse, mais encore d'une vierge, devait aussi présager une délivrance plushaute, c'est-à-dire celle dont Jésus-Christ est le seul auteur. Aussi n'est-ce point à Achaz seul que Dieu a donné ce signe, que ce prince avait même refusé de demander, non petam : c'est Dieu qui le donne de lui-même à toute la maison de David '^ ; non point à Achaz, à qui il avait dit : Pete tibi : demande pour toi, mais à tout le peuple, Dabo vobis signum, et à toute la maison de David, Audite, domus David ; de même que s'il leur eût dit : Si j'ai donné aux Juifs du temps d 'Achaz les enfants d'Isaïe, comme un Jasub'^ et comme celui qu'il a eu de la prophétesse, pour leur être un signe de délivrance, que ne devez-vous pas attendre du signe nouveau que je vous donne en la personne d'un enfant fils d'une vierge ?
C'est cet enfant que vous devez appeler Emmanuel, Dieu avec nous : non seulement parce qu'il