Cf. p. lO/i, 1G8 et
ment lever les défenses de débiter le livre de cet évêque, intitulé : Instruction contre la version de Trévoux.
Troisièmement, il plaira encore à Sa dite Majesté d'ordonner que ledit évêque pourra faire imprimer à l'avenir les livres qu'il jugera nécessaires, tant sur cette matière que sur toute autre, sans aucune autre formalité que celles qui ont été pratiquées à son égard depuis quarante ans.
Et pour faire justice aux évêques, Sa dite Majesté est très humblement suppliée d'empêcher qu'ils ne soient soumis à l'examen et au jugement de leurs inférieurs dans leurs livres de théologie, lesdits évêques demeurant garants envers toute l'Eglise, et même envers le Roi et le public, de la doctrine qu'ils enseigneront selon les droits et les obligations de leur caractère.
Le Quiétisme en Bourgogne ou le Quillotisme.
1* Sentence de Monsieur Fijan, conseiller au Parlement contre les sectateurs et adhérents de M^ Philibert Robert, prêtre, cidevant curé de la ville de Seurre, accusé de quiétisme et d'inceste spirituel, condamné à mort par arrêt du parlement de Dijon le i3 août i6g8.
Entre Maître Jean-Baptiste Pernot ', prêtre, doyen, curé de l'église Saint-Jean-Baptiste de cette ville de Dijon, promoteur en cette part commis, demandeur en punition de crimes et instigant, d'une part,
Maître Philibert Peultier-, prêtre du diocèse de Chalonsur-Saône, curé de Saint-Vincent de la ville de Chalon, et détenu prisonnier.
M* Claude Quillot ^, prêtre du diocèse de Langres, mépartiste de l'église de Saint-Pierre de Dijon, accusé et contumace.
M* Claude Rollet, prêtre du diocèse de Besançon, curé de Pagny *, accusé et contumace.
io — Cette senlence fut publi/^e chez Grangier, à Dijon, 1700, in-4. Il s'en trouve un exemplaire parmi les manuscrits du P. Léonard, aux Archives Nationales, L aa.
I. Jean-Baptiste Peruot avait dîi prendre possession de sa cure en 1688 ; il mourut le aa septembre 1730 (Archives municipales de Dijon, 13 671).
a. Philibert Peultier avait d'abord été chantre l\ Beaune. Il mourut vers 1706, « dans son exil, on ne sait pas trop où ni comment » (^Requête à Nosseigneurs du Parlement de Dijon, publiée par M. Joachim Durandeau, la Sainte de Clienove, Dijon, 1896, in-8, p. aa ; cf. Vlîisloire du Quillotisme, p. 38).