‹ Correspondance de Bossuet. Nouv. éd. augm. de lettres inédites et publiée avec des notes et des appendices sous le patronage de l'Académie française (volume 2)Chapitre 74 sur 211 · Le Morimond, place de Dijon · texte numérisé non relu

Le Morimond, place de Dijon

g. Cas priudcgié à l'égard des ecclésiastiques, était opposé à délit romimm. Il se disaitde tout crime entraînant une peine corporelle. L'officialité connaissait seule<lu délit (-ommun, et les juges niyaux ducasprivilégié, conjointement avec les jugesd'église, ceux-ci intligcanl les peines

A renvoyé et renvoie ledit Carme du Chailloux de l'accusation contre lui formée, et faisant droit sur sa requête du quatrième juillet dernier, lui a permis et permet de faire publier au prône de ladite église de Saint-Philibert de cette ville le chef du présent arrêt qui le concerne.

Renvoie jusques à rappel lesdites Marie Maleschard, Anne Guillaume et Etiennette Martin.

Et a mis et met hors de cour ladite Catherine Jacquin et Jeanne Luquet.

Fait en Parlement à Dijon, le vingt-septième août milseptcent.

3" Ordonnance de Monseigneur révêque duc de Langres, pair de France, portant condamnation d'un livre intitulé Histoire du Quillotisme, ou de ce qui s'est passé à Dijon au sujet du quiétisme, etc. Imprimé à Zell, chez Henriette Hermille', àl'image du Bon Pasteur, i^oS.

François de Clermont-Tonnerre, par la grâce de Dieu et du Saint Siège apostolique, évêque duc de Langres, pair de France, à tous les fidèles de notre diocèse salut et bénédiction. L'Écriture sainte, dans laquelle les évêques apprennent la manière dont ils se doivent conduire et gouverner les peuples que la providence de Dieu confie à leurs soins, nous ajant convaincu que la doctrine et la pureté des ministres de l'Église doivent être si connues aux yeux des hommes, qu'elles les portent, par l'édification et l'instruction qu'ils leur donnent, à glorifier le Père céleste^ qui les envoie pour travailler à leur salut, Nous avons pris tant de soin de n'avoir que des prêtres sur lesquels la plus noire calomnie ne pût jeter aucun soupçon, que du moment que quelques-uns ont été soupçoncanoniques, et ceux-là les peines corporelles. L'arrêt mettant hors de cour sur le cas privilégié laissait subsister la sentence du juge ecclésiastique.

3" Imprimé à Langres, chez G. Personne, 1708, in-4. Papiers du P. Léonard, aux Archives Nationales, L 23.

I. Hermille serait, d'après le P. Léonard, le nom d'un libraire de Langres.

a. Matt., V, 16.

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nés, nous avons oublié les règles de cette charité qui pardonne^., comme parle saint Augustin, pour ne suivre que celles de la plus sévère justice ; et loin de cacher leurs défauts, nous avons voulu que leurs actions fussent mises devant les yeux des juges les plus éclairés, pour absoudre des innocents ou pour punir des coupables. C'est en vain qu'ils s'adressaient à nous et s'écriaient : Souvenez-vous que nous sommes votre gloire*' ; nous répondions avec douleur, mais cependant dans un esprit d'équité, prêt à punir leurs crimes : C'est à vous, mes chers Frères, à rappeler à votre souvenir que nous sommes la bonne odeur de Jésus-Christ ■' et que nous la devons répandre en tout temps et en tous lieux ; ainsi, c'est à vous à détruire les calomnies qu'on forme contre vous, ou à subir, si vous êtes coupables, la juste sévérité des jugements de l'Eglise contre les ministres infidèles.

Quelle peine ne s'est-on pas donnée pour découvrir la vérité! Le sacerdoce et l'empire ont travaillé de concert dans une affaire si importante. Un nombre infini de témoins, des preuves cherchées dans les pays les plus éloignés, une exacte recherche des temps les plus reculés pour découvrir la source et la suite d'une hérésie qui détruit l'espérance des chrétiens, et qui, pour séduire des âmes faibles, leur faisait, sous de fausses ombres de dévotion, commettre de véritables crimes, sont des monuments authentiques qui prouveront à la postérité le zèle de l'Église pour conserver la pureté de la foi et l'innocence des mœurs.

Mais, après tant de jugements rendus, après que l'Église a parlé par la bouche de ses ministres et que la voix du Roi s'est fait entendre par celle d'un de ses plus célèbres parlements, après que, quelque attention que nous nous soyons donnée pour pénétrer les sentiments et les actions les plus cachées des prétros de notre diocèse et surtout de ceux de la ville de Dijon, nous avons eu la consolation de voir que le

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