‹ Correspondance de Bossuet. Nouv. éd. augm. de lettres inédites et publiée avec des notes et des appendices sous le patronage de l'Académie française (volume 2)Chapitre 8 sur 211 · Sur Hilaire Dumas, voir notre tome XII, p. 3o · texte numérisé non relu

Sur Hilaire Dumas, voir notre tome XII, p. 3o

2G CORRESPONDANCE [nov. 170a

ainsi de Paris, et c'est ce qui m'oblige, Monseigneur, à me jeter en esprit aux pieds de Votre Grandeur, pour la conjurer par tout le zèle que vous avez pour les intérêts de Dieu et par toutes les grâces et les faveurs que vous en avez reçues, de ne pas abandonner dans cette occasion la cause de la saine doctrine et du dépôt sacré de la foi qui périclite si fort. Qui sait si Dieu ne vous a pas mis au point d'élévation et de faveur où vous êtes, pour appuyer ses intérêts dans cette rencontre, et nous donner en même temps le moyen de vous marquer notre parfaite reconnaissance!

Je suis parfaitement persuadé, Monseigneur, que ces occasions de plaire à Dieu vous sont plus chères que toutes les faveurs du monde; c'est pourquoi je ne doute pas que vous n'embrassiez celle-ci avec tout le zèle possible, quelque indigne que soit d'être écouté celui qui vous la propose *^.

Je suis, avec toute l'estime, le respect et le zèle possible, Monseigneur, votre très humble et très obéissant serviteur, É. DE Champflour, Vie. général.

A Clermont, 20 nov. 170a.

4. Nous ne possédons pas la réponse que Bossuet fit à cette lettre. L'abbé Philippe Chalraette (archidiacre de La Roclielle sous M. de (îhanipflour), dans un mémoire publié avec la Correspondance de f'énelon (t. IV, p. 260), rapporte qne M. de Meaux « reçut comme il convient à un évèque catholique la plainte de NL l'abbé de Champflour, lui offrit son secours avec beaucoup de bonté » et agit efficacement dans cette affaire. Suivant un autre contemporain, directeur au Grand séminaire de Clermont h cette époque même (Cluzeau, dans la liibUolheque sulpicienne de .^L Bertrand, t. III, p. 126), Bossuet parla au Roi et lui montra les lettres de M. de Champflour, avec la copie manuscrite de la résolution du cas de conscience, et S. M. parut très satisfaite de ces lettres et loua beaucoup le zèle du grand vicaire de Clermont. — Sur l'attitude de Bossuet dans l'affaire du Cas, voir Ledieu, t. II, p. 871 à 438, passim ; cf. \ UisUiirc du Cas de conscience, Nancy, 1706, 6 vol. in-12. On sait que tous les signataii'es du Cas se rétractèrent, sauf les docteurs (îueston et Petitpicd, qui furent exilés, le premier ?i Saint-Ruf, en Dauphiné, le second à lîeaune (Ledieu, t. II, p. 4ioet4i5)- Quant à Pallies du Pin, qui avait d'abord été exilé ?» Cliàtelleraull et privé de sa chaire au Collège royal, il se rétracta bientôt et obtint ainsi de revenir h Paris, mais sans être rétabli dans sa chaire.

nov. 170a] DE BOSSUET. 27

9197. — A DoM Bkknard de Montfaucon.

A Versailles, aS novembre 1702.

Mon Révérend Père, J'ai reçu le présent de votre Journal * et la lettre qui l'accompagnait. Plus j'avance dans la lecture, plus je me sens reconnaissant de tant de trésors. Parmi les merveilles de saint Atlianase ^ et d'Eusèbe de Césarée^ que vous nous promettez, je me fais un plaisir de voir des pièces entières^ de Symmaque^ et de précieux morceaux des anciens interprètes grecs ®. Continuez à enrichir l'Eglise, et croyez-moi toujours avec toute l'estime possible, mon Révérend Père, votre très humble serviteur. J. Bénigne, é. de Meaux.

Suscrlption : Au Révérend Père, le Révérend

Lettre 2197. — L. a. s. Archives du château de Chantilly, Papiers de Condé, série V, t. IV, f« 3. Inédite. — Sur MontFaucon, voir tome IV, p. 7a.

1. Diarium Italicam, sive monumenlorum, bibliothecariim, musœorum, etc., nolitiœ singulares in Itinerario Italico collecise, Paris, 1702, in-^.

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