‹ Correspondance de Bossuet. Nouv. éd. augm. de lettres inédites et publiée avec des notes et des appendices sous le patronage de l'Académie françaiseChapitre 105 sur 224 · Voir p · texte numérisé non relu

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10. On trouvera cette lettre en appendice (p. 4o5). L'abbé Bossuet la donne à tout le monde, écrit Cliantérac à l'abbé de Maulevrier, à qui il en envoie une copie (Delplanque, op. cit., p. 65).

206 CORRESPONDANCE [sept. 1698

Il serait bon que M. Pirot donnât un démenti formel à M. de Cambrai11. Il pourrait vous écrire, sur ce qui le regarde, une lettre que vous feriez imprimer dans votre réponse.

Si j'apprends par vos lettres que vous alliez à Fontainebleau, je vous y adresserai les miennes en droiture, pour que vous les ayez plus tôt. Il serait bon que vous ne quittassiez plus la Cour : les moments sont précieux ; un mot fait plus que cent lettres.

A Paris, 39 septembre 1698.

Pour réponse à votre lettre du 9, on imprime actuellement ma réponse avec toute la diligence possible ; on la mettra en même temps en italien ; on fera partir la réponse par un courrier extraordinaire. Elle sera forte et démonstrative. Elle fera voir le dangereux caractère de l'homme, et combien l'Eglise a à craindre de tels esprits, qui donnent aux faits et à la doctrine tous les tours qu'ils veulent. C'est proprement, avec la hauteur et la présomption, ce qui fait les chefs de parti dans l'Eglise, et en un mot les hérésiarques.

Je vous ai mandé par le dernier ordinaire le projet proposé par M. le cardinal de Bouillon : Prohibendum librum, molliendos propositionum sensus, et qu'il avait été rejeté avec indignation. Une lettre de

1 1 . Pirot ne pouvait pas donner ce démenti formel. Voir Phelipeaus, Relation, t. I, p. a/Jo. Cf. notre tome III, p. 379.

Lettre 1111. — L. a. n. s. Grand séminaire de Meaux.

sept. 1698] DE BOSSUET. 207

Mgr Giori à M. le cardinal de Janson nous en a instruits.

Le Roi a parlé à M. le nonce avec toute la force possible sur une décision convenable. Il a demandé une bulle, comme contre Jansénius ' , et quelque chose qui pût déraciner le mal. Ce qu'il a dit est au-dessus de tout ce qu'on lui avait proposé.

Nous attendons avec impatience la nouvelle de la conclusion des examinateurs.

Je n'ai rien à vous ajouter sur votre écrit2. M. le cardinal de Janson, à qui j'en avais dit la substance, l'a fort approuvé.

Le Roi est trop zélé, trop informé et trop attentif à l'affaire, pour pouvoir être surpris par qui que ce soit.

C'est jeudi le départ pour Fontainebleau, où les fiançailles et le mariage se feront le 12 et le i3. Mme la duchesse de Lorraine, à ce qu'on croit, passera par Meaux, où j'irai l'attendre bientôt. Mon synode est remis au 16. Le 19, à Faremoutiers3, d'où, le lendemain, à Fontainebleau jusqu'à la Toussaint. Je n'ai encore vu personne. Demain, à Versailles.

J'aurai soin des lettres et des affaires du chevalier

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