Ces trois mots sont raturés sur l'autographe
2. L'écrit remis au cardinal de Bouillon, dont il a été parlé, p. 169 et 180.
3. Pour la bénédiction de l'Àbbesse et pour la prise d'habit de sa nièce prêchée par le P. de La Pause (plus loin, p. 2<45, et lettre d'Antoine Bossuet, du 17 octobre, dans le Fénelon de ME.Griselle,p. 21 4). Cette nièce était Louise Charlotte Eugénie Victoire de Beringhen . Elle 6t profession l'année suivante, le 26 octobre. Le Ier avril 1721, elle fut donnée pour coadjutrice à l'abbesse, sa tante (fr. n56g).
208 CORRESPONDANCE [sept. 169S
de La Grotte \ à qui je vous prie de faire mes recommandations.
1778. — L'Abbé Bossuet a son Oncle.
Rome, ce 29 septembre 1698.
Je viens d'écrire à M. de Paris une grande lettre pour vous et pour lui, dont il vous fera part. Je lui écris par un courrier extraordinaire, et sous l'enveloppe de M. le nonce. Je lui rends compte de la résolution des cardinaux prise d'employer le mois d'octobre à étudier, et cela dans le dessein de faire une décision sur la doctrine, et honorable. S'ils voulaient faire mal, ils se dépêcheraient. De plus, d'avoir voulu juger par eux-mêmes, sans nommer, suivant la coutume, de nouveaux théologiens pour lever le partage, est une marque, selon moi, sûre, qu'ils veulent condamner le livre et la doctrine, et qu'ils sont persuadés que les propositions sont mauvaises. Car enGn, y en ayant cinq constants à les qualifier1 d'erronées, d'hérétiques, etc., ils ne peuvent pas prendre sur eux de les interpréter bénignement, comme le leur propose M. le cardinal de Bouillon.
Tout le point est de faire renouveler par le nonce les protestations que le plus grand mal2 pour la religion, pour la France, pour le Saint Siège; le plus grand déplaisir pour le Roi, la plus grande honte pour le Saint Siège, serait de biaiser pour épargner la personne de M. de Cambrai, et de bien marquer le décri où il est dans l'esprit du Roi et de tout le monde3; la fermeté du Roi, l'union des évêques, des théo-