‹ Correspondance de Bossuet. Nouv. éd. augm. de lettres inédites et publiée avec des notes et des appendices sous le patronage de l'Académie françaiseChapitre 151 sur 224 · Cf. Plielipeaux, Relation, t. II, p · texte numérisé non relu

Cf. Plielipeaux, Relation, t. II, p

5. Voyez Remarques sur la Réponse à la Relation, arl. XI, 10; Dernier éclaircissement, édit. Lâchât, t. XX, p. 46y, et Phelipeaux, t. II, p. i"5. Ces trois écrits, l'un du P. Dez, et les deux autres du P. Semery, professeur au Collège romain, ont été mentionnés dans notre t. IX, p. i3-i4 (cf. Plielipeaux, t. I, p. 362-364 ; Sommervogel, Bibliothèque, t. VII, p. 1 1 16). On y traite les trois évèques tantôt de jansénistes, tantôt de pélagiens ; on les représente comme hostiles au Saint Siège et aux religieux.

6. Le cardinal les joignit à sa dépêche du a5 novembre, et on peut les voir aux Affaires étrangères, Rome, t. 38g, fos 24i-2^4- On les lit en partie dans Phelipeaux, t. I, p. 363. Interrogé sur ce point, l'abbéde Cbantérac déclara sur son honneur au cardinal de Bouillon : i° qu'il n'avait ni distribué ni fait distribuer les écrits d'où étaient pris ces extraits ; 2° qu'ils ne lui avaient pas été envoyés par M. de Cambrai; 3° qu'ayant su que quelques personnes zélées distribuaient « secrètement ces écrits, il avait cru devoir se contenter d'aller trouver l'assesseur du Saint Office pour le prier de ne rien communiquer à la Congrégation de tout ce qui pourrait lui être présenté pour la défense du livre et de la personne de M. Cambrai, à moins que ce ne fût lui qui le lui présentât; qu'il était bien vrai que, ne voulant point dégoûter des gens zélés pour .M. de Cambrai et ne les pas empêcher de continuera s'employer en sa faveur, il n'avait pas jugé devoir s'opposer à leur démarcbe, se contentant de n'y avoir aucune part... » (Affaires étrangères, Rome, t. 389, f° 225; cf. Correspondance de Fénelon, t. X, p. 78).

2q6 CORRESPONDANCE [nov. 1698

conversation avec moi, et qu'il me dirait des choses qu'il ne pouvait me dire à présent. Je reçus cette marque de confiance comme je devais. Il avança qu'on n'avait jamais vu un tel différend entre des évoques. Je lui citai saint Augustin et Julien7 : la comparaison lui parut un peu forte8.

Vous nous avez envoyé une grande quantité de Remarques : j'aurais souhaité plutôt les écrits latins fort estimés des savants, et dont nous [n']avons pas eu soixante exemplaires; mais la chose à présent est trop avancée. Monsieur l'Abbé vous dira les autres nouvelles. Je suis avec un profond respect, etc.

Rome, ce 18e novembre 1698.

J'ai reçu la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire de Fontainebleau le 27e octobre.

Vous aurez vu par ma dernière que je savais la signature des soixante docteurs, et que nous avions la pièce en main ; sur quoi nous avons pris toutes les mesures imaginables pour empêcher le mal que j'ai su qu'on nous voulait faire sur cela : le mal consistait à tourner mal la chose. Le lendemain que je vous eus écrit, je sus que M. le nonce avait écrit ici? un peu alarmé1 ; et cela, parce qu'il se trouvait à Fontaine-

7. Julien, évêque d'Eclane, au ve siècle, donna dans les erreurs de Pelage, fut chassé de son siège et mourut misérablement. Il avait été l'un des plus chers amis de saint Augustin, et néanmoins avait écrit contre le traité de Nuptiis et concupiscentia ; l'évèque d'Hippone se di'-fendit contre ces attaques (Ellies du Pin, Bibliothèque, ve siècle).

Page 1