Dans la lettre du 22 juillet, p
3l4 CORRESPONDANCE [nov. 1698
Le courrier extraordinaire qui a apporte la lettre9 repartit samedi en diligence, apparemment pour informer de l'état présent des affaires. Il doit venir par un nouveau courrier des réponses à Schola et Mystici in tuto, qu'on avait cru être déjà arrivées.
On fait espérer la fin de l'affaire vers Noël ; je ne le puis croire : si cela est fini vers le carême, je serai content.
Je vous remercie de la bonté que vous avez eue d'écrire à MM. du Chapitre pour me tenir présent10 : M. Ledieu m'a mandé qu'ils l'avaient accordé. Je suis avec un profond respect, Monseigneur, votre très humble et obéissant serviteur.
Phelipeaux.
L'Abbé Bossuet a son Oncle.
Rome, ce 25e novembre 1698.
J'ai reçu la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire de Meaux le 2e de ce mois. Vous aurez su que notre courrier est arrivé ici avec votre Réponse, cinq jours plus tard qu'il ne devait. Il était parti de Paris le 18e octobre au matin, et il n'est arrivé à Rome que le 3i du même mois au matin. Les prétextes qu'il m'a apportés sont tous d'un homme de mauvaise foi : il n'en faut plus parler.
M. de Cambrai a été mieux servi. Sa Réponse à vos Remarques est arrivée ici en dix jours, et serait venue en huit sans une rivière débordée. L'ouvrage a été composé aussi vite et, je l'avoue, avec une diligence incroyable : je ne doute pas que vous ne l'ayez eu à Paris aussitôt ou plus tôt que nous. Il y a apparence qu'on le lui a envoyé ' feuille à feuille de chez Anisson. Cet ouvrage arriva ici mercredi dernier, c'est-