‹ Correspondance de Bossuet. Nouv. éd. augm. de lettres inédites et publiée avec des notes et des appendices sous le patronage de l'Académie françaiseChapitre 177 sur 224 · Epist. xeni [P. L., XXXIII, col. 3ai · texte numérisé non relu

Epist. xeni [P. L., XXXIII, col. 3ai

4- Cette lettre n'a pas été conservée. Mais, à en juger d'après les observations que fait ici La Broue, les raisons qui y étaient développées sont celles qui sont appréciées dans un mémoire de Bossuet rédigé à la même époque et qu'on trouvera à la page suivante.

DOCl MENTS SUR LES RÉUNIS. 35q

Ce qu'il dit sur les mariages 5 est fort bon : mais si le Roi et les magistrats royaux ne punissent pas ceux qui vivent ensemble comme mariés, sous prétexte que les curés ne les ont pas mariés à la première réquisition et sans qu'ils aient donné des preuves suffisantes de catholicité, la fermeté que nous aurons sur cela ne servira qu'à remplir le royaume de concubinages.

J'ajoute à ce que M. de Meaux dit des mariages, que, si le Roi voulait qu'il en fût de tous les emplois, de toutes les professions, commissions, etc., comme il est de droit divin des mariages, c'est-à-dire qu'il fallût être catholique pour y parvenir, et avoir donné auparavant des marques certaines de catholicité, il aurait bientôt converti tous les réunis de son rovaume ; et il ne tient qu'à lui d'en faire une déclaration, ou de l'ordonner en quelque autre manière qu'il le jugera à propos.

Je prends part, au reste, Monsieur, à la joie que vous avez de voir toute votre illustre famille6 réunie pour quelques jours à Montpellier. Si l'honnête homme " que vous connaissez ne me tenait ici par deux appels comme d'abus et par deux autres procès par-dessus, j'irais faire ma cour à M. le président de Lamoignon, à qui je vous supplie d'offrir mes respects. Je suis toujours très respectueusement, etc.

À Toulouse, ce 3o juin 1698.

2° Mémoire de Bossuet sur les réunis.

Quand il plaît à Sa Majesté de commander aux évèques de lui dire leurs sentiments, surtout en matière de religion, la

5. Sur les mariages des réunis, il existe une lettre de l'abbé de Cordemoy imprimée à Toulouse en 1698 et reproduite dans ses Lettres de controverse, Paris, 170a, in-12.

6. Cette famille se composait du président Chrétien François de Lamoignon et de sa sœur, la comtesse de Broglie.

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