Qui, ce qui
6. L'abbé, comme on l'a vu, p. 32 et £9 (cf. p. 38a), veut surtout parler du général des dominicains. Phelipeaux (Relation, t. II, p. 123) attribue cette démarche au cardinal de Bouillon cherchant, par ce nouveau moyen, à faire échouer l'affaire.
7. L'abbé se sentait fortement appuyé par plusieurs cardinaux, et l'on voit par cette lettre même et par plusieurs autres qu'il avait trouvé le moyen de se faire écouler du Pape.
ne se veuille servir pour embrouiller notre affaire, en faisant donner quelque décision ambiguë en faveur de l'amour pur. Je crois qu'il est toujours bon d'en donner avis à notre ambassadeur8, afin qu'il y ait l'œil, et empêcbe ce qu'on s pourrait faire. On pourrait lui envoyer en même temps les pièces latines des évèques sur cette affaire, qui les instruiraient. Nous faisons ici ce qu'il faut de notre côté. Il faut encore, je pense, avoir l'œil sur Douai et sur Louvain.
Le vieux cardinal Altieri mourut hier subitement : nous y perdons un vœu sûr dans notre affaire.
Je suis avec respect, etc.
L'insolence des jésuites ne fait qu'augmenter. Les Italiens disent ici bautement que le Roi et Aime de Maintenon sont jansénistes, et que c'est à cause qu'ils soutiennent la cabale des évèques jansénistes, qu'eux, jésuites, s'opposent ici à leurs desseins. Leurs discours là-dessus sont pitoyables ; mais Dieu les confondra.
3u° L'Abbé Bossuet à Antoine de Noailles.
A Rome, le 8 juillet 1698.
Ce n'est pas. en vérité, une petite affaire de remuer une aussi pesante machine que celle d'une Congrégation de car-
8. L'ambassadeur de France en Espagne, le marquis d'Harcourt.
9. Les docteurs de Salamanque. Il ne paraît pas qu'ils aient donné quelque avis officiellement sur cette affaire, pas plus que les Universités de Douai et de Louvain, dont va parler l'abbé.
39° — Inédite. Archives de Saint-Sulpice. Deux manuscrits. L'un, plus ancien, broché, intitulé : Copie de la correspondance des agents à Rome des trois prélats, in-£ de 182 pages (lettres du Ier juin 1698 au 17 février 1699) ; nous l'appellerons A. L'autre, cartonné, d'une écriture plus récente, a pour titre : Correspondance des trois prélats avec leurs agents à Rome. Copie, in-4de 282 pages. Nous le désignerons par la lettre B. Cette copie a été évidemment prise sur le ms. A et mérite moins de confiance, parce qu'il s'y est glissé quelques fautes; d'ailleurs, elle ne reproduit qu'une partie des lettres du ms. A (celles du Ier juin au 28 décembre 1698). En B, l'auteur de chaque lettre est désigné seulement par l'initiale de son nom; tandis qu'en A, ce
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dinaux, pour peu qu'on lui veuille faire changer quelque chose dans ce qu'elle a commencé. On a commencé par faire parler et voter les qualificateurs sur une seule proposition à la fois, quelque raison qu'il y ait à prendre une voie plus courte si on a résolu de finir comme on le veut faire croire, quelque inutilité qu'on puisse faire voir qu'il y ait à entendre répéter cent fois les mêmes choses inutilement, quelque ennui, quelque incommodité qu'il y ait pour ces cardinaux. Il n'a fallu rien moins que livrer la bataille auprès d'eux et auprès du Pape pour se résoudre de réduire les propositions sous de certains chapitres généraux et de faire parler à la fois les qualificateurs sur toutes les propositions qui regardent la même matière. Enfin S. S. a été plus aisée à persuader. M. le cardinal Spada a eu la bonté d'écouter toutes mes raisons et mes instances, qui lui ont paru très raisonnables. S. S. les a comprises et s'est enfin résolue à suivre de point en point ce projet, que je lui avais donné il y a trois semaines. Au lieu seulement de leur ordonner de ne parler qu'une demi-heure1, on leur a ordonné et enjoint d'être très courts et de ne dire que les raisons essentielles.
En exécution de la résolution de S. S., M. le cardinal de Bouillon, comme le plus ancien de la Congrégation, donna hier cet ordre aux qualificateurs, et leur enjoignit de s'assembler entre eux pour réduire les propositions sous de certains chefs sur lesquels ils avaient à parler. Il ne semblait pas qu'il dût y avoir de difficulté à embrasser cette voie plus courte et plus raisonnable dans les circonstances présentes2, et qui parait sans inconvénient. Cependant, avec cela, on ne peut s'imaginer la peine qu'on a eue à la faire suivre. M. le
nom est le plus souvent écrit en entier. En tète de B, une lettre du 28 septembre 1700 et un bref d'Innocent XII à Louis XIV, du ih septembre 1700 : ces deux pièces ne se trouvent point en A. Toutes ■ces lettres semblent adressées au seul M. de Noailles, sans pourtant que le destinataire en soit indiqué. Les correspondants dont le nom revient le plus souvent sont, outre l'abbé Bossuet et Pbelipeaux, Ciori, Roslet et Panciatici.