Soutient fort le Pape
[\. L'archevêque récompenserait ainsi les efforts du prince. 5. On prit ce parti un peu plus tard.
\i" L'Abbé Bossuet à Antoine de Noailles.
Rome, le i5 juillet 1698.
J'ai revu. Monseigneur, la lettre que vous m'avez fait l'honueur de m'éerire du i'\ juin. Vous aurez vu par ma dernière lettre l'ordre donné par S. S. et la Congrégation aux qualificateurs de réduire les propositions qui restent à de certains chefs principaux et de parler dorénavant sur toutes les propositions de chaque chef. Il est arrivé par le peu d'ordre qu'il y a sur cette affaire, M. le cardinal de Bouillon étant à la tête de cette Congrégation et personne ne voulant prendre sur soi de se mêler de cette affaire, il est arrivé, dis-je, que les examinateurs ne se sont pas assemblés pour déterminer et ranger les propositions, et n'ayant d'ailleurs aucun ordre de personne de parler sur une certaine matière ni sur un certain nombre de propositions, on courait risque de perdre encore une quinzaine de jours ou peut-être plus, avant qu'on sût ce qu'il y avait à faire. Cela m'a déterminé à revoir là-dessus MM. les cardinaux et même le cardinal de Bouillon, à qui j'ai fait comprendre que ce n'était rien faire. Casanate et Noris me dirent là-dessus tout ce qu'on pouvait dire pour me faire comprendre ce qui les empêchait d'entrer dans le particulier de tout, ne voulant pas paraître entièrement partiaux, et ne voulant pas à tout moment livrer bataille sur tout, s'excusant d'un autre côté sur M. le cardinal de Bouillon, qui est à la tête ' et à qui il appartient de faire exécuter. Néanmoins ils me promirent sur la confusion qui paraîtrait à la première congrégation, de faire régler quelque chose là-dessus de précis à l'avenir. J'en parlai au cardinal Spada, à qui je dis que je serais contraint d'aller porter mes plaintes au Pape de la confusion qui régnait dans la Congrégation, qui, dans toutes les autres affaires, est si réglée, mais qui, dans celle-ci,
42n — Inédite. Mss. de Saint-Sulpice.