‹ Correspondance de Bossuet. Nouv. éd. augm. de lettres inédites et publiée avec des notes et des appendices sous le patronage de l'Académie françaiseChapitre 190 sur 224 · Ce début manque aux éditions · texte numérisé non relu

Ce début manque aux éditions

LETTRES SLR LE QUIÉTISME. 3g5

On nie mande de Taris que ce prélat a fait imprimer une réponse latine à la lettre que M. de Paris lui a écrite, et qu'il a fait aussi imprimer, sous le nom d'un docteur de Louvain, une réponse aux cinq écrits de M. votre oncle, conlenus dans un seul volume. On m'ajoute qu'il a envoyé tous les exemplaires de cette impression, et qu'on n'en peut trouver à Paris. Je vous prie de tout mon cœur de m'adresser par la poste, le plus tôt que vous le pourrez, un exemplaire de chacun de ces deux écrits.

Je vois comme vous que les partisans de M. de Cambrai n'espèrent plus que dans la vieillesse du Pape: je prie Dieu de tout mon cœur qu'il conserve Sa Sainteté.

Je4 finirai mes visites, samedi prochain, dans un lieu de mon diocèse qu'on nomme Montfaulcon 5. Ce lieu n'est distant de Metz que d'une bonne journée, que je ferai aisément avec les relais. J'irai donc de là, dimanche, 3e du mois d'août, coucher à Metz, pour y rendre une visite à M. l'évêque6, qui est fort de mes amis, et prendre chez lui quelques jours de repos dont j'ai grand besoin.

Je vous prie de dire au P. Estiennot que sa lettre du 8e de ce mois m'a été rendue, et que les affaires dont je suis accablé en ce pays-ci m'empêchent de lui faire réponse aujourd'hui.

L'Auch. duc de Reims.

45° Antoine de hoailles à l'Abbé Bossuet.

Ce [\ août 1698.

Je ne pus vous écrire la semaine passée1, Monsieur, parce que j'étais en visite : je priai le P. Roslet de vous en faire

!\. Tout ce qui suit a été omis par les éditeurs.

5. Montfaucou, aujourd'hui chef-lieu de canton de l'arrondissement de Montmédy.

6. Henri Charles du Camhoul de Goislin, nommé évèque de Metz le 26 mai 1697, avait pris possession le 17 février 1698. Cf. t. VIII, p. 190.

45° — 1. Par le courrier du 28 juillet.

3ç)4 APPENDICE II.

mes excuses. J'ai reçu votre lettre du i5 : j'y vois avec plaisir que les choses commencent à aller un peu plus vite, et qu'on est résolu à suivre votre projet. C'est le meilleur en toutes façons ; et j'ai toujours proposé, pour éviter la longueur qui était inévitable autrement, de prendre ce parti. 11 faut s'attendre que la cabale le troublera encore, si elle peut. Comme elle n'a rien à espérer que par le retardement, elle ne manquera pas d'y travailler toujours avec la même force; mais j'espère que vous ne travaillerez pas moins à l'empêcher, et que vous en viendrez à bout à la fin.

L'opinion de l'archevêque de Chicti est trop douce2 ; mais, comme elle est différente de celle des gens qui justifient absolument le livre, elle pourra vider le partage3. Ceux qui veulent qualifier les propositions étant uniformes, ils l'emporteront ; du moins c'est la règle.

J'ai envoyé votre paquet à M. de Chartres. Son ouvrage est très bon : je suis bien aise qu'il soit approuvé à Rome. 11 a tort de ne vous avoir pas envoyé un plus grand nombre d'exemplaires, et M. de Meaux de vous faire tant attendre les dernières feuilles de sa Relation ; je ne doute pas que vous n'ayez tout reçu présentement.

C'est beaucoup que la disposition intérieure des cardinaux soit bonne. Continuez à la bien cultiver, et prenez garde aux coups fourrés : vous pourrez bien en essuyer quelqu'un avant que l'affaire finisse.

J'engagerai encore le Roi à parler au nonce comme il faut: nous sommes sûrs de l'un et de l'autre. Nous n'avons rien à craindre que de votre cour, et du cardinal de Bouillon plus que de personne.

La nouvelle des jésuites est fausse4: il n'est point vrai que les communautés de Paris aient sollicité M. le nonce en faveur de M. de Cambrai; mais il est bien certain que, si elles l'avaient fait, on les aurait fait agir.

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