Noailles recommande de nouveau le procédé d'intimidation
3g6 APPENDICE II.
tage en France pour arrêter le cours de la mauvaise doctrine : ainsi ils ne doivent point regarder cette menace comme une terreur panique qu'on veut leur donner sans fondement.
Je viens d'écrire à M. le nonce de parler fortement dans ses lettres d'aujourd'hui : je lui en ferai donner des ordres nouveaux.
J'ai bien de la joie que votre fluxion dans la tète n'ait pas duré davantage : je vous souhaite une longue et parfaite santé, et suis à vous, Monsieur, à mon ordinaire.
47° Antoine de Noailles à l'Abbé Bossuel.
18 août 1698.
Je commencerai par vous parler, Monsieur, de votre dernière lettre du [\. Elle est arrivée fort heureusement, aussi bien que la belle pièce1 que vous m'envoyez. Vous m'avez fait un sensible plaisir de l'envoyer si diligemment; je vous en remercie de tout mon cœur. Elle ne me fait point de peur : il me semble qu'elle est faible en tout, et pour les raisonnements et pour les expressions. Il convient des faits principaux de ma Réponse ; je puis vous assurer que ceux qu'il y ajoute sont faux : je suis fâché d'être obligé de le dire, mais j'y suis forcé. Je ne répondrai pas néanmoins : je me suis engagé trop publiquement à ne le pas faire pour manquer à ma parole. Je pourrai seulement laisser répondre un anonyme2, qui dira ce qu'il faut : je m'expliquerai davantage par le premier courrier.
Je viens à votre lettre du 29, et ne trouve pas grand'chose à y répondre, parce que c'est un abrégé de celle que vous m'aviez écrite le même jour par ce courrier extraordinaire,, et que l'abbé Madot m'apporta fort ponctuellement.
Il est fâcheux que le cardinal de Bouillon ait changé la
47° — L'autographe a figuré dans la collection Bruyères-Clialabre.
1. La réponse latine de Fénelon, dont il a été souvent parlé.