Cet écrit se lira, p. 483. Cf. p
Ixil APPENDICE II.
j'ai donné à M. de Bouillon, afin que par eux cela devienne plus public et qu'on voie si l'on pouvait parler et agir en cette occasion autrement que j'ai fait, ce qui a été très approuvé ici de tout le monde.
Je crois, Monseigneur, que vous ferez fort bien de faire répondre fortement quelque anonyme6, et bien faire valoir le procédé des agents de M. de Cambrai et de lui-même, en publiant et puis cachant cette réponse.
J'ai quelque forte raison de soupçonner que le cardinal de Bouillon a écrit au Roi^sur son vœu, afin que, s'il ne plaît pas au Roi, il s'abstienne de voter. Ce serait le coup de partie. Je ne puis m'imaginer que le Roi ne vous communique cette importante affaire, et vous savez ce qu'il y a à faire là-dessus. Le cardinal de Bouillon espère toujours surprendre le Roi. Je crois qu'il est du bien de l'affaire que le Roi ait la bonté de ne pas témoigner désapprouver ce que j'ai fait, le croyant conforme à ses intentions comme à celles des évèques.
Mgr Giori continue à bien faire. Nous sommes fort bien ensemble; il a connu le malentendu et ne désapprouve pas ce que j'ai fait.
On ne cesse de me demander des nouvelles du procès de Mme Guyon. Je réponds ce que je sais, qui est qu'elle est plus fanatique et plus folle que jamais, et en même temps plus opiniâtre; mais que le P. La Combe en dit plus qu'on ne veut7.
Le cardinal de Bouillon, ces jours passés, a eu de très grosses paroles avec le Pape sur un bénéfice qu'il lui demandait pour un autre que pour celui que le Roi lui avait donné ordre d'appuyer de sa part. 11 est vrai que le cardinal de Bouillon avait dit au Pape que le Roi le demandait, mais en même temps il faisait tous ses efforts pour le faire donner à son homme. Le Pape, pour terminer ce différend, l'a donné à un tiers s qui n'était recommandé ni par le Roi ni par le