‹ Correspondance de Bossuet. Nouv. éd. augm. de lettres inédites et publiée avec des notes et des appendices sous le patronage de l'Académie françaiseChapitre 199 sur 224 · Il a déjà été parlé de cet incident, p. 182 et l · texte numérisé non relu

Il a déjà été parlé de cet incident, p. 182 et l

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cardinal de Bouillon. Là-dessus le cardinal a fulminé et a dit au Pape qu'il fallait être l'ambassadeur de l'Empereur pour obtenir quelque cbose de lui. Cela a très mortifié le Pape, qui ne le méritait pas.

Notre [tins grosse macbine a toujours été le Roi et M. le nonce. Il faut continuer plus que jamais, et qu'on9 marque précisément au Roi quant au fond et à la manière. Il ne serait pas encore mauvais qu'on marquât fortement qu'on ne peut mieux faire que de n'épargner sur rien M. de Cambrai, et cela pour l'utilité de l'État, et que tout son repos consistera dans la soumission, comme cela est vrai à la lettre. De plus, le Saint Siège ferait bien de trouver moyen de louer le zèle et le procédé des évèques. Les partisans de M. de Cambrai prétendent que ses nouveaux écrits sont pleins d'une modération infinie et démontrent celle qui a accompagné toutes ses actions depuis le commencement de cette affaire. La bonne foi s'y voit aussi clairement.

Ce qui fait le plus enrager le cardinal de Bouillon sur tout cela, c'est que, par les assurances que j'ai données à S. S. du respect des évèques, je lui ai ôlé les mauvaises impressions que leurs ennemis lui voulaient donner contre eux, à raison de l'extrême impatience qu'ils témoignent depuis quelque temps. Je montre à MM. les cardinaux et à tout le monde les articles de vos lettres et de celles de M. de Meaux, qui marquent la fausseté des faits avancés par M. de Cambrai.

Si l'on fait quelque réponse, il faudrait qu'on la fit traduire en même temps qu'on la copie, en latin, et la faire imprimer aussi en latin.

J'oubliais de vous dire que je crois savoir que le cardinal de Bouillon a proposé un projet qui a été sifflé et rejeté ici. J'espère demain ou après avoir l'honneur de voir M. le bailli de Noailles10 à Civita-Vecchia, à son retour de tapies, où il a fait les honneurs de la France avec toute la magnificence imaginable.

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