‹ Correspondance de Bossuet. Nouv. éd. augm. de lettres inédites et publiée avec des notes et des appendices sous le patronage de l'Académie françaiseChapitre 209 sur 224 · Le P. S.irdi. 5ur cet incident, voir plus hiui. p · texte numérisé non relu

Le P. S.irdi. 5ur cet incident, voir plus hiui. p

LETTRES SLR LE QUIÉT1SME. 4£i

parti. Il a refusé d'y aller et de dire son sentiment. C'est apparemment ce qui rend M. de Cambrai si fier dans ses derniers écrits. On lui a persuadé qu'il était temps d'intimider cette cour : il semble avoir perdu toute pudeur.

Le cardinal >"oris dit hier qu'il pouvait bien se dispenser d'écrire ces deux lettres, où il reconnaît Moïse et David encore imparfaits4. Ses partisans témoignent ne rien craindre. On a satisfait à tout, et sur le dogme et sur les faits; toute la France en est revenue; à peine lit-on les écrits de M. de Meaux. M. le cardinal de Bouillon, en toute occasion, loue l'esprit, l'éloquence et les explications de M. de Cambrai. J'espère pourtant qu'il se trompera dans ses vues. Ses amis lui manqueront dans le besoin, comme il arriva dans l'affaire du livre du P. Dezs. C'est à vous, Monseigneur, à faire de votre côté tous les mouvements que vous jugerez nécessaires. Les gens bien intentionnés sont surpris de la patience du Roi dans une affaire aussi importante pour lui que celle-là. On ne peut pas se persuader que son agent agît si ouvertement, s'il y prenait autant d'intérêt qu'on dit. J'espère que Dieu aura soin de son Église.

66° Pierre de La Broue à ÏAbbé Bossuet.

Donnez-nous quelquefois des nouvelles de l'affaire de M. de Cambrai. M. de Meaux a élevé, sans y penser, le serpent qui l'a mordu. Je suis indigné, je vous l'avoue, de l'insolence avec laquelle il s'élève contre celui qu'il reconnaissait avec tant de raison1 pour son maître. J'espère que vous vengerez cet illustre et cher oncle, et que vous rendrez à l'Eglise le service important de faire condamner un livre qui ne semble

l\. Première... [Seconde] lettre de M. l'arch. duc de Cambray pour servir de réponse à la lettre pastorale de M. l'eu, de Chartres sur le livre intitulé : « Explication des Maximes » Ces lettres avaient paru en même temps en un volume in-12, au commencement d'octobre 1698. Cf. Œuvres de Fénelon, t. VII, p. 3o8.

Page 1