Cf. t. VIII, p
66° — 1. Deforis, t. XIV, p. 584- Citant cette lettre, au t. XIII, p. 376, il avait donné : avec bien des raisons.
fait que pour renouveler le molinosisme. Ayez la bonté de me croire, avec toute l'estime et l'attachement possible, votre très humble et très obéissant serviteur.
Pierre, év. de Mirepoix.
Mazerette, le 3o octobre 1698.
670 Antoine de Noailles à l'Abbé Bossuet.
3 novembre 1698.
J'ai reçu votre lettre1 du i4, Monsieur: j'ai bien de la joie d'y voir que vous avez reçu le commencement de mes notes sur la réplique de M. de Cambrai; vous aurez eu le reste par les courriers suivants. Je compte que vous en ferez l'usage qu'il faudra pour le bien de l'affaire : la réplique étant devenue si secrète, il n'est plus nécessaire que les réponses paraissent.
Nous n'avons plus qu'à souhaiter que les cardinaux travaillent diligemment, et qu'ils recommencent leurs congrégations après les fêtes, comme ils l'ont promis. Le procédé du sacriste est ridicule de toutes manières. Défendez-vous bien des coups fourrés de la cabale : elle va redoubler ses efforts et ses artifices. On tâchera de vous surprendre, si l'on peut, et de découvrir toutes vos démarches; ainsi vous devez assurément, Monsieur, vous fier à peu de gens, et tout concerter avec nos amis. Le P. Roslet se loue fort de vous; je suis bien aise que vous soyez content de lui. Il connaît très bien la cour de Rome, et il a un grand zèle pour la bonne cause : vous pouvez sûrement prendre confiance en lui.
La nouvelle que le Pape venait de recevoir 2 à votre dernière audience, devait lui donner du chagrin : vous fîtes très bien de ne lui pas parler, dans cette disposition, longtemps de notre affaire.
Le compliment du P. Alfaro méritait une sévère correc-
67° — L'autographe a fait partie delà collection Bruyères-Clialabre .