‹ Correspondance de Bossuet. Nouv. éd. augm. de lettres inédites et publiée avec des notes et des appendices sous le patronage de l'Académie françaiseChapitre 211 sur 224 · Voir p · texte numérisé non relu

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tion : il doit avoir nui à la cause qu'il défend avec tant de chaleur.

On écrira toujours fortement de ce pays : c'est tout ce que nous pouvons faire, et prier Dieu qu'il bénisse vos soins et qu'il défende la vérité. Conservez-moi l'honneur de vos bonnes grâces, el croyez que je suis à vous, Monsieur, très sincèrement.

68° L'Abbé Bossuet à Antoine de Noailles.

J'ai reçu, Monseigneur, la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire du 27e. Aussitôt après l'avoir lue et ce que M. de Meaux m'écrivit sur le même sujet de Fontainebleau, j'allai chez le cardinal Spada à qui M. le nonce avait envoyévôtre lettre et écrit amplement sur ce sujet : il me parut être entré dans toutes nos raisons et me dit qu'il n'avait pas attendu ces dernières lettres pour dire au Pape ce qu'il convenait. J'avais déjà eu l'honneur de le voir là-dessus, ayant su le mauvais tour que nos adversaires avaient tâché de donner à cette affaire. Mais les exemples si usités en pareil cas, non seulement de consultations de docteurs, mais de décrets en forme des Universités dans l'affaire de Luther, de Baïus. pendant la Congrégation de Auxiliis, joint à la manière modeste dont cette signature de docteurs avait été faite, et la calomnie ' qu'il (allait bien que les docteurs de Paris repoussassent, ont été de trop puissants motifs pour pouvoir permettre de blâmer la conduite qu'on a tenue dans cette occasion. Le parti le plus sage, que nous avons pris, le P. Roslet et moi, a été de ne communiquer à qui que ce fût cette pièce qu'à ceux de MM. les cardinaux qui l'ont demandée. J'ai bien entrevu à quelques-uns des plus ombrageux, comme au cardinal Nerli, au cardinal Spada, au cardinal Marescotti, que leur vanité souffrait un peu, et qu'ils ont pris cela comme

68° — Inédite. Mss. de Saint-Sulpù-e.

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