Apoc, xii
4. Extirpateur. « Ce mot se dit en parlant de l'hérésie » (Richelet).
juill. 1698] DE BOSSUET. 5;
Ouvrages sur cotte matière sont admirables ; mais ce dernier, semblable aux autres pour la solidité, l'élégance et l'érudition, semble l'emporter pour l'utilité dont il est à désabuser tout le monde. Je suis avec bien du respect, Monseigneur, votre très bumble et très obéissant serviteur.
Perrault.
Ce 9 juillet 1698.
1729. — A Mmc Cornuau.
A Paris, 10 juillet 1698.
Je vous mets, ma Fille, sous la protection du cher Epoux, au nom de qui je vous défends de vous ouvrir à qui que ce soit de vos peines, ni de rien dire à cette personne1, ni par plainte, ni par avis, ni autrement".
J'approuve votre conduite dans l'affaire dont vous me parlez : vous avez agi par obéissance, sans aucun empressement de vous distinguer. C'est l'état où je vous souhaite, cachée avec Jésus-Christ, et si bien serrée dans son sein, que personne ne vous regarde, et qu'à peine vous connaissiez- vous vous-même. Songez que le céleste Epoux connaît qu'on l'aime par l'amour qu'on a pour porter sa croix et celles
a. Leçon de Ledieu, de So et A, comme du premier éditeur ; partout ailleurs, la fin de la phrase est ainsi remplacée: vos peines. Dieu veut cela de vous, parce que cela ne ferait que les aigrir et les soulever encore davantage.
Lettre 1129. — Cent cinquantième dans Lâchât comme dans Ledieu ; cent quarante-neuvième dans Na et Ma ; cent quarante-huitième dansée ; cent quarante-cinquième dansNd. La date est fournie par Ledieu. .Mme Cornuau et tous les mss. joignent cette lettre ;'i celle du 23 août : Ledieu a transcrit l'une et l'autre intégralement.
1. Une religieuse de Torcy, contre qui elle avait de la peine » (Note de Ledieu').
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qu'il impose lui-même, sans de notre part en choisir aucune. Continuez vos communions sans les interrompre.
1730. — A Mme de Beringhen.
A Paris, 10 juillet 1698.
Je vous supplie, Madame, que nous ne changions rien du tout au temps que nous avons arrêté pour votre bénédiction1. Ma conscience ne me permet pas de reculer davantage ; et je vous avoue que je lus un peu étonné du délai que vous me proposâtes. La raison tirée de la grille2 me parut si légère, que naturellement tout autre que moi l'aurait prise pour un prétexte. D'autres croiraient que vous ne faites pas l'état que vous devez d'une si sainte et si nécessaire cérémonie, ou même que vous reculez à faire la profession d'obéissance. Pour moi, je vous connais trop pour adhérer à ces pensées, qui pourtant ne peuvent pas ne point passer dans l'esprit.
Pour le sermon de Mlle votre nièce3, vous savez
Lettre 1130. — L. a n. s. Collection de M. Le Blondel, à Meaux.
1. L'abbesse de Faremoutiers, quoique ayant pris possession depuis 1 685, avait toujours différé de recevoir la bénédiction épiscopale.
2. Il s'agit peut-être de quelques réparations ou arrangements à faire à la grille du chœur pour la rendre tout à fait canonique.
3. Non pas Anne Marie Madeleine, qui avait fait profession le 1 1 juin de cette année, mais sa sœur Louise Charlotte Eugénie, dite de Sainte-Victoire, qui prononça ses vœux le 26 octobre 1699 et qui par conséquent dut prendre l'habit de novice au mois d'octobre 1698, peut-être le jour même de la bénédiction de l'abbesse, sa tante, le iq octobre.
juill. 1698J DE BOSSUET. 59
bien que nous avion? arrête le P. de La Pause*, pour joindre ensemble l'une et l'autre cérémonie5. Mais de cela, Madame, vous en serez la maîtresse, et je serai de ma part très aise de vous contenter sur le P. de La Ferté6. Je ne vous oblige à aucune célébrité7,
4. Le P. de La Pause, de l'Oratoire. Cf. t. IV, p. 217, ; t. V, p. ,">o et 220 ; t. VI, p. 16.