‹ Correspondance de Bossuet. Nouv. éd. augm. de lettres inédites et publiée avec des notes et des appendices sous le patronage de l'Académie françaiseChapitre 34 sur 224 · La bénédiction de la tante et la vèture de la nièce · texte numérisé non relu

La bénédiction de la tante et la vèture de la nièce

6. Louis de Saint-Nectaire, seigneur de Loupe, était né à Paris le '1 juin i65y, de Henri de Saint-Nectaire, duc de La Ferté, maréchal de France, et de Madeleine d'Angennes de La Loupe. Il était frère puîné de Heiiri-Franrois de Sainl-Nectaire, duc de La Ferté, pair de l'rance. Il entra dans la Compagnie de Jésus le 3o juillet 1676 et fit profession à Tours le 2 février i6g3. Il prêcha avec un grand succès, auquel sa belle figure et sa haute naissance ne furent pas étrangers. La liberté Je son langage déplut à la Cour et le fit exiler à Blois pour deux ans (cf. lettre du Ier juin 1699). En 1716, le P. de La Ferté ayant prêché devant le Roi, le jour de la Toussaint, sans permission de l'archevêque, ce prélat interdit aux jésuites la chaire et le confessionnal. Ce Père prêcha plusieurs fois dans le diocèse de Meaux, et Ledieu, qui l'avait entendu, constate qu'il annonçait des vérités fortes.

Dignus Areopagi consessu et munere Pauli Pauperibus vires Evangeliumque ministrat Sennecturus ovans ; bibit aure oracula prona Auditor ; prœclara viri sonat ordine longo Stemmata, sed Christum vir prasdicat et sapit unum ; Luxum aulaj proscribit et urbis fœnus avarae, Exosus fraudes immundaque prajmia mundi.

(Pestel, Ecclesiastes, Paris, 171 4, in-4.)

Il mourut à La Flèche, le 7 mai 1782, laissant la réputation d'un homme de bien. La M. Thérèse de Saint-Nectaire, dite de Saint- André, morte à Faremoutiers le 8 octobre 1700, à l'âge de soixantedix ans, devait être parente du P. de La Ferté (Ledieu, t. III, p. 369 ; t. IV, p. 33 1 et suiv. ; les Nouvelles ecclésiastiques, août 1780 ; Charma et Mancel, Le P. André, t. II, p. 190 ; Mme de Sévigné, t. X, p. 36g, 379 et 384 ; Saint-Simon, éd. de Boislisle, t. XI, p. 1^9 ; Buvat, Journal de la Régence, 1. 1, p. 190 ; Journal de Dorsanne, t. II, p. 109 et suiv. ; Sommervogel, t. III; A. de Coulanges, la Chaire jrançaise au XVIIIe siècle, p. ^35-4^7)-

7. Célébrité, solennité. Ce mot, d'abord effacé, a été écrit à nouveau par Bossuet.

60 CORRESPONDANCE [juill. 1698

mais seulement à ce que l'Eglise commande. Pardonnez-moi, Madame, si je vous dis si franchement toutes choses ; croyez que c'est un effet de ma sincère amitié. Je serai samedi à Meaux. où j'attendrai de vos nouvelles : je m'attends à un oui formel; car, pour moi, il n'y aura point dans mon discours de oui ou non8, ni aucun doute.

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