Un projet de censure in globo. Cf. p
Lettre 1140. — L. a. n. s. Archives de Seine-et-Marne, àMelun. 1. Voir la lettre suivante.
84 CORRESPONDANCE [juill. 169*
ai parlé2. Il a déjà envoyé quérir le cardinal Casanate, avec lequel il eut sur ce sujet, jeudi dernier, une grande conférence. On lui parla comme il faut; j'espère que cela aura quelques suites. Le cardinal Casanate me dit, au sortir de là, qu'à la fin d'août, les examinateurs pourraient avoir fini leurs relations, et cela me paraît difficile.
On commença hier lundi la matière de l'indifférence. Les quatre premiers votèrent sur quatre propositions : ceux qui restent ne pourront finir demain, ni jeudi devant le Pape.
Votre Relation, que j'ai reçue par le dernier courrier, est déjà toute distribuée : elle achève de couvrir de honte les partisans de M. de Cambrai. Ils n'ont plus rien à dire sur les faits, au moins ceux à qui il reste un peu de bonne foi. Pour les autres, ils répandent, autant qu'ils peuvent, que M. de Cambrai a de quoi répondre à tout, même que M. de Chantérac a reçu quelques manuscrits qu'il n'ose rendre publics encore, parce qu'ils intéressent des personnes de la première considération. Mais je suis assuré que c'est une gasconnade. On ne se retranche plus qu'en disant qu'il n'est pas question de faits, mais de la doctrine du livre3. On ne laisse pas de sentir la conséquence de pareils faits.
M. le cardinal de Bouillon fait semblant, et dit hautement n'avoir jamais rien su de ces faits; ne voulant pas se souvenir de ce que vous lui en avez dit en France, de ce que je lui en ai dit ici, et de ce qui est contenu dans votre Relation latine, que je lui ai lue il y a plus de six mois.
M. le cardinal de Bouillon me dit hier qu'il avait demandé au Roi permission de sortir de Rome, et d'aller à Frescati jusqu'à la rinfrescata 4, et qu'il espérait l'obtenir. Il ne s'est jamais mieux porté. Selon moi, cela montre la corde dans les dispositions des choses et celles du cardinal de Bouillon. Dans le fond, cela n'est que bon.
J'ai reçu votre lettre de Marly du 3o juin, et le lardon