Une note de Ledieu, transcrite par A. Floquet (même col
août 1698] DE BOSSUET. loi
Donnez-moi un peu des nouvelles de voire sa nié, mon cher Seigneur, et de ce que vous apprendrez de l'affaire. Je suis avec plus de respect et de dévoùment que je ne puis dire, mon cher Seigneur, votre très humble et très obéissant serviteur.
Paul, év. de Chartres.
A Pontgoin'2, a août 1C98.
i-4~. — A l'Abbé Bossuet.
A Meaux, l\ août 1G98.
J'ai reçu votre lettre du 10 juillet. C'est bien peu d'avoir seulement dix-huit exemplaires de la Lettre pastorale de M. de Chartres. Je suis pourtant bien aise que vous les ayez reçus, et du bon effet que cet ouvrage produit à Rome. Je le ferai savoir à ce prélat, afin qu'il en envoie un plus grand nombre d'exemplaires.
Vous aurez bientôt la traduction italienne de ma Relation : j'en envoierai du moins1 cent exemplaires.
Les amis de M. de Cambrai sont consternés ; mais ils ne laissent point de répandre mille écrits secrets, où ils assurent que ce prélat répond à ma Relation, et qu'au reste, quoi qu'il arrive et quand même il serait condamné à Rome, ce prélat reviendra à la
lection) sur l'original appartenant à M. de Monmerqué, nous apprend qu'il s'agit d'une copie certifiée conforme du mémoire confidentiel adressé par Fénelon à Mme de Mainlenon. Il a été question de ce mémoire, t. IX, p. 3o6.
3. Pontgouin (canton de Courville, Eure-et-Loir), où se trouvait le cliàteau des évêques de Chartres.
Lettre 1141. — 1. Du moins, au moins. Cf. Molière, Avare, I, v.
102 CORRESPONDANCE [août 1698
Cour plus glorieux que jamais. Ils osent compter sur la mort de trois ou quatre personnes, parmi lesquelles ils me mettent. C'est une chose inouïe que l'audace de ce parti, que des vérités si déshonorantes pour leur chef et pour eux-mêmes ne peuvent abattre. Tout ce que je vous marque est en termes formels dans leurs libelles manuscrits, qui se répandent sans nombre.
Vous pouvez tenir pour chose certaine que les prétendues intercessions des communautés pour M. de Cambrai2, et ce qu'on fait dire là-dessus au Roi par M. le nonce est chose inventée depuis le commencement jusqu'à la fin.
Si vous pouvez obtenir qu'on achève l'examen au commencement de septembre, on sera fort content de vous. En cas qu'il arrive quelque chose qui vise un peu droit à quelque accélération ou à quelque retardement, soyez-y bien attentif, et faites-le-moi savoir par courrier exprès. Ayez aussi l'attention de m'envoyer les réponses de M. de Cambrai aux faits, comme je vous l'ai déjà mandé.
La réduction des trente-huit propositions aux sept chapitres3 est fort bien. Il sera aisé d'y réduire celles qui ont été omises et qu'il faudra ajouter.
11 est certain que la Relation a eu un effet prodigieux, que ceux qui s'intéressent à M. de Cambrai ont été forcés de renoncer non seulement à Mme Guyon. mais encore à lui-même, pour contenter le Roi, qui