‹ Correspondance de Bossuet. Nouv. éd. augm. de lettres inédites et publiée avec des notes et des appendices sous le patronage de l'Académie françaiseChapitre 58 sur 224 · Voir plus haut, p · texte numérisé non relu

Voir plus haut, p

3. Ce Projet présenté aux consulteurs aura sa place dans l'appendice, P. 48i.

août 1698] DE BOSSUET. Io3

eût fait un coup d'éclat. Il y a sur cela jalousie contre moiv.

Le P. Dez a eu audience5.

On a écrit ici que le Pape a parlé fortement dans la congrégation, en disant ch'era una vergogna, qu'on devait avoir honte de parler si longtemps ; qu'il avait été interrompu par le cardinal de Bouillon, qui voulait lui faire donner audience6 au P. Philippe, lequel attendait son ordre à ses pieds, et qu'il avait repris son discours contre le cardinal avec aigreur7. C'est Mgr Giori qui l'écrit ici à M. le cardinal d'Estrées.

J'ai vu entre les mains de M. le cardinal de Janson une longue et admirable lettre de M. l'abbé Pequigni, qui définit M. de Cambrai par ces mots : Un quietismo soprajino, un fanatismo stravagante, un pedantismo cicanoso8.

Je juge par une lettre du P. Estiennot à M. l'archevêque de Reims, que ce Père prend mal l'affaire et ma Relation, dont il a vu la moitié. Ainsi, sans lui marquer de défiance, il faut ou le redresser, ou marcher avec lui bride en main9. Peut-être aussi n'ose-t-il pas parler ouvertement par lettres ; mais tout ce qu'il écrit est faible. Il ne faut pas qu'il sache

4- On verra plus loin (p. 190) que Bossuet songeait ici à l'archevêque de Paris et à d'autres prélats.

Page 1