‹ Correspondance de Bossuet. Nouv. éd. augm. de lettres inédites et publiée avec des notes et des appendices sous le patronage de l'Académie françaiseChapitre 65 sur 224 · La Relation sur le quiélisme · texte numérisé non relu

La Relation sur le quiélisme

aoù( 169S] DE BOSSU ET.

1 75 A- — A l'Abbé Bossuet.

A Jouarre, l3 août i 698.

J'ai reçu ici votre lettre du 29 juillet, par un courrier extraordinaire1. J'ai envoyé un récit du tout à la Cour, avec l'insinuation de ce qu il faudra dire à M. le nonce, qui est que S. M. n'attend pas seulement une décision prompte, mais encore digne du Saint Siège, qui donne le dernier coup à une secte toujours renaissante : en sorte qu'il n'y ait plus rien à désirer, ni à faire ici pour l'exterminer2 tout à fait.

Je m'étonne des raisonnements du cardinal Nerli. auxquels ni le cardinal de Janson, ni le cardinal d'Estrées ne peuvent apporter aucun remède; le dernier étant même d'avis d'une condamnation en gros, pour ne point embarrasser le Saint Office, d'autant plus qu'un respective n'instruit guère plus : en sorte qu'il se faut réduire à l'instruction que vous pouvez donner sur les lieux, en insistant du moins sur le respective en tout cas.

Je n'ajoute rien à mes précédentes observations. On vous envoiera le Qaietismus redivivus, si le courrier s'en veut charger. On imprime la Relation ita-

Lettre 1754. — L. a. n. s. Bibliothèque V. Cousin, à la Sorbonne 1. Le paquet était parvenu mystérieusement, par l'intermédiaire de l'abbé de Madot, dont le frère, réfugié à Rome, était l'obligé et l'auxiliaire de l'abbé Bossuet (Lettre d'Antoine Bossuet, dans lu Revue Bossuet du 20 octobre 1900, p. 217, et dans E. Griselle, Fénehn. p. 192).

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