Cf. p. 102, el l'Appendice, p
11. L'abbé est devenu plus favorable à Poussin. Cf. p. i36 et 167.
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lerez de lui sur ce sujet lui sera utile pour parvenir à se faire nommer agent de la France ici, ne voulant pas être secrétaire de l'ambassade. 11 doit vous faire recommander ses intérêts par M. le Grand duc. Je lui ai dit que vous ne vous mêliez jamais de ces sortes d'affaires, que vous n'y aviez aucun crédit ; qui\ pour lui rendre témoignage qu'il se comportait bien sur l'affaire de M. de Cambrai, je vous en prierais, puisque c'était la vérité. Vous ferez ce que vous jugerez à propos dans la circonstance.
Il est de la dernière conséquence qu'on prévienne bien l'ambassadeur sur mon chapitre, et qu'il sache que Mme de Maintenon en particulier prend intérêt à l'affaire. Car le cardinal de Bouillon ne négligera rien pour lui faire croire que j'ai tout outré; mais je n'ai jamais écrit que la vérité très constante et même publique. La lin le démontrera encore mieux, si je ne me trompe. Encore une fois, il faut que Mme de Maintenon ait la bonté de faire quelque chose làdessus, aussi bien que MM. de Noailles. Tout ira bien si M. de Monaco voit qu'il fera plaisir à Mme de Maintenon en agissant d'une manière convenable avec moi, qui lui rendrai bon et sur compte de tout.
Le cardinal Albane, à qui j'ai parlé depuis mon audience, m'a assuré que S. S. avait bien compris tout ce que je lui avais dit et était satisfaite.
Au reste, la manière hautaine dont M. de Cambrai traite M. de Paris a scandalisé tous les cardinaux, et le mystère qu'on fait de la Réponse les a encore plus indisposés. C'est ici le mystère d'iniquité. Communiquez ma lettre à M. de Paris, à qui je n'écris pas si au long qu'à vous.
J'apprends dans le moment qu'on dit qu'on fera parler et voter sommairement les consulteurs. Il y avait longtemps que j'avais donné cette vue, comme je vous l'ai mandé. Il n'est pas encore bien sûr qu'on la suivra ; mais je le souhaite fort, parce qu'il ne peut, ce me semble, qu'être avantageux qu'on prenne ce parti. Je serai bien trompé si alors les avis des consulteurs sont partagés.
56 CORRESPONDANCE [août 1698
1763. — Jean Phelipeaux a Bossuet.
Rome, 26 août 1698.
Mercredi dernier, on commença à voter sur la vingtdeuxième proposition jusqu'à la vingt-huitième inelusive- [ment]. Alfaro parla seul et longuement. Hier lundi, Gabrielli, le procureur général des augustins et Miro parlèrent sur les mêmes propositions. L'examen de toutes les propositions finira dans le mois prochain. On m'a averti ce soir qu'on entendrait les consulteurs1, ce qui se fera dans peu de séances, parce que, pour éviter l'inconvénient où. sont tombés les qualificateurs2, qui ont fait plutôt l'office de parties que de juges, ils se contenteront de dire sommairement les qualifications convenables à chaque proposition : cela ùtera la partialité. J'espère que ces consulteurs nous seront d'un grand secours. Le général de la Minerve et le commissaire du Saint Office sont à la tète : les autres sont instruits, et on continuera de les instruire.
Jeudi dernier, M. le cardinal de Bouillon déclara que le Roi avait nommé pour ambassadeur le prince de Monaco ;
Lettre 1163. — Cf. la Relation de Phelipeaux, t. II, p. i£6etsuiv.
1. Les consulteurs, théologiens et canonistes nommés à vie par le Souverain Ponlif'e, donnent leur sentiment sur les questions soumises au Saint Office. Le général des Frères prêcheurs, le maître du sacré Palais qui est toujours un dominicain, et un religieux profès des mineurs conventuels sont consulteurs de droit; les autres sont choisis parmi les prêtres séculiers ou réguliers. Rs sont au nombre d'une vingtaine. Dix d'entre ces consulteurs avaient été chargés par le Saint Office d'examiner le livre des Maximes des saints pour en extraire les propositions condamnables, et chacun d'eux devait exposer son avis ou votum devant la Congrégation.
2. Les qualificateurs sont des théologiens à qui la Congrégation confie le soin de qualifier les propositions, c'est-à-dire de spécifier leur caractère en disant si elles sont téméraires, erronées, on hérétiques, etc. On les choisit parmi les examinateurs ou parmi les autres consulteurs. L'abbé Bossuet prend indifféremment ces deux appellations pour désigner les dix théologiens chargés de l'examen du livre des Maximes.
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ce qui a donné sujet à beaucoup de discours. Cela ne nuira point à notre affaire. On alïecta fort de dire qu'on avait demandé un ambassadeur, et qu'on avait demandé ce prince en particulier. Quelques personnes bien intentionnées pour la France n'approuvent pas fort ce cboix. Ils exagèrent sa vieillesse . son peu d'expérience dans les affaires, et la jalousie des Italiens contre lui pour s'être livré aux Français, qu'on craint, mais qu'on n'aime pas ici. Cela a fait redoubler les regrets qu'on a du cardinal de Janson, qui est de plus en plus aimé, estimé et regretté dans cette cour, et regardé comme un excellent ministre.
M. le Grand duc doit vous écrire en faveur de M. Poussin1, secrétaire de M. le cardinal de Bouillon, qui ne veut pas entrer chez le prince de Monaco. Il voudrait faire rétablir l'agence en sa faveur. C'est un homme qui a de l'esprit, qui est fort laborieux, accoutumé aux négociations, et qu'on peut dire avoir fait l'ambassade depuis le départ du cardinal de Janson. Il s'est assez montré favorable dans nos affaires, en cela contraire dans le secret à M. le cardinal de Bouillon. Il ne lui manquerait qu'une chose pour l'agence, qui est la connaissance des affaires ecclésiastiques, celle de la doctrine et de la discipline de l'Église de France, pour appuyer ses intérêts dans les occasions fréquentes qui se présentent. Il prétend que cela peut être réparé par quelque habile docteur, que l'ambassadeur peut prendre à son service : il envoie sur cela un grand mémoire à M. de Torcv. C'est à eux à voir ce qui est convenable. Il a souhaité qu'on vous en informât.
La Réponse à la Relation du quiétisme est arrivée : on ne la voit point encore. La Réponse à M. de Paris n'est point encore commune : on dit qu'on l'imprime en français à