‹ Correspondance de Bossuet. Nouv. éd. augm. de lettres inédites et publiée avec des notes et des appendices sous le patronage de l'Académie françaiseChapitre 89 sur 224 · A la Relation sur le guiétisme · texte numérisé non relu

A la Relation sur le guiétisme

8. « Lorsque M. de Fénelon eut enfin éclairci on pallié adroitement par ses explications ce qu'il y avait dans son ouvrage de trop cru et de trop choquant, le gros du monde, revenu de ses préventions, inclinait tellement pour lui, que, si le public eût été juge du combat et que le Roi ne s'en fût pas mêlé, M. de Meaux vraisemblablement n'en serait pas sorti la palme à la main » (Legendre, Mémoires, p. ll\6).

i7£ CORRESPONDANCE [sept. 1698

négligence dans les insupportables répétitions9. Du reste, le langage coule. Ma Réponse, jugée ici très nécessaire pour mettre au jour une fois le mauvais et dangereux caractère de l'esprit de M. de Cambrai, suivra de près, s'il plaît à Dieu.

Le Roi est étonné de la hardiesse à mentir de M. de Cambrai sur des choses dont Sa Majesté est témoin pour la plupart. Surtout il s'étonne que M. de Cambrai ose dire qu'il a écrit9 par ordre10. Le Roi a permis de la plus simple permission : il a vu la lettre, mais sans y prendre aucune part, ni y donner aucune approbation quelle qu'elle soit. Vous le pouvez dire positivement, et le Roi même le dit. Il n'est pas moins étonné que M. de Cambrai ait pu révoquer en doute ce que j'ai dit sur la première nouvelle portée à S. M. du soulèvement contre le livre. Il sait bien que je ne lui ai pas dit un seul mot sur tout cela que trois semaines après la publication du livre et du soulèvement général. Il a dit hautement que je n'avais rien dit que de vrai de sa connaissance particulière.

Vous recevrez bientôt une réponse très courte et très décisive De actibus a charitate imperatis. On imprime actuellement cet écrit latin et court11. Vous

Page 1