Voir p. 1 18 et
7. Seurre, ville de Bourgogne, appartenaitalors au diocèse de Besançon. C'était le berceau de la famille Bossuet( Voir A . Floquet, Etudes, 1. 1 ;
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son effet8. S'il y avait quelque chose de nouveau sur Mme Guyon par rapport à M. de Cambrai, il serait bon de
P. Guillemot, Histoire de Seurre, Beaune, i85g, in-8; P. Noël, Monograplùede la ville de Seurre, Dijon, 1887, in-8; E. Serrigny, la Chapelle des Bossuet à Seurre, Dijon, 1886, in-8, et la Représentation d'un mystère de saint Martin à Seurre, en iipG, Dijon, 1888. in-8; l'abbé J. Thomas, les Bossuet en Bourgogne, Dijon, igo3, in-8). Le curé de Seurre, nommé Philibert Robert, avait d'abord eu, en iOgo, des difficultés avec Micbel du Puy, docteur de Sorbonne et curé de Labergementle-Duc, à qui il dut faire des excuses publiques, pour lui avoir imputé de prêcher contre l'oraison, alors qu'il s'était borné à mettre en garde contre les maximes du quiétisme. L'année suivante, Robert fut accusé de graves erreurs de doctrine et de crimes capitaux ; toutefois le magistrat chargé de l'enquête, n'estimant pas les faits suffisamment établis, conclut à un non-lieu. Mais, en 1697, ^es ennemis du curé de Seurre revinrent à la charge, et cette fois, nous voyons Robert, pour crime d'hérésie et d'inceste spirituel, interdit, le !\ mai, par l'official de Besançon, puis, à l'instigation de Michel du Puy, condamné par l'autorité ecclésiastique à la déposition et à la prison perpétuelle, et par le Parlement au feu (11 et i3 août 1698). Dans l'intervalle, Michel du Puy était devenu curé de Seurre et s'était rendu à Paris, où il voyait Noailles et Bossuet et les instruisait des progrès du quiétisme en Bourgogne. La correspondance qu'il entretint, pendant ce séjour, avec Filsjean, officiai de l'évêque de Langres, de qui dépendait alors Dijon, est conservée à la bibliothèque de cette dernière ville (ms. a452). Elle est fort instructive : elle apprend, en effet, les ravages qu'avait faits l'erreur dans la patrie de Bossuet, et, en même temps, elle montre du Puy, l'accusateur, préoccupé non seulement d'éteindre le mal, mais aussi de recevoir de la Cour la récompense du zèle qu'il déploie. Dans ses démarches auprès des puissances, il est guidé et secondé par son frère, le jésuite Jean du Puy, et par d'autres membres de la Compagnie ; ce qui prouve que, si les jésuites étaient partisans de Fénelon, ils ne prétendaient point (pas plus, d'ailleurs, que l'archevêque de Cambrai) soutenir ce quiétisme. Mais Robert n'avait été brûlé à Seurre qu'en effigie. En effet, il avait pris la fuite, se dirigeant sur Avignon, où il séjourna trois mois, chez le chanoine Seguin, puis il s'embarqua à Marseille à destination des États pontificaux. A Rome, il se cacha sous le nom de La Roche, comme nous le verrons au tome XI, à l'appendice (Voir Phclipeaux, t. II, p. 280 ; le P. H. Chérot, Autour de Bossuet, Paris, 1901, in-8 ; Affaires étrangères, Rome, t. 39D, f° 299; t. ioi, fos g4 et 119; t. 4o4, f° 129, et l'Appendice du tome XI).
8. L'arrêt du Parlement de Dijon fut connu à Rome le 3 septem-
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nous en instruire, parce que ces faits sont très utiles à nos gens, qui sont fort touchés du matériel.
J'apprends dans le moment que M. le cardinal de Bouillon dit que les évêques ne s'accordent pas avec le Roi, quand ils veulent une décision sur la doctrine ; et que la Cour sera contente, pourvu qu'on finisse promptement en prohibant simplement le livre9.
1772. — A Mme de Beri.ngiien.
A Compiègne, i3 septembre 1698.
Ce n'est pas une raison canonique de dispenser de la clôture que l'assistance à une bénédiction1. Vous savez bien, Madame, que c'est là mon sentiment, et qu'il faut s'en tenir aux termes du Pontifical'. Le saint abbé de la Trappe, à qui vous déférez tant, s'est expliqué là-dessus. Le diocèse ne fait rien à cela. Quand je permis à Mme de La Vieuville de venir à la bénédiction de feu Mme de Bercy, qui lui
bre 1698, et les agents de Bossuet s'empressèrent de le faire valoir (Pbelipeaux, t. II, p. i52).
9. Dans sa réponse du 29 septembre (p. 207), Bossuet assure que le Roi demande une décision convenable, capable de déraciner le mal.
Lettre 1112. — L. a. s. Collection de M. Le Blondel, à Meaux. Le P. Sommervogel avait publié cette lettre d'après une copie donnant pour date le i3 août 1698; mais, ce jour-là, Bossuet se trouvaità Jouant', et non à Compiègne, et il était dans cette dernière ville le 1 4 septembre.
1. On avait demandé que Mme de Jouarre pût venir assister à la bénédiction de l'abbesse de Faremoutiers, qui devait avoir lieu au mois d'octobre.
2. Le Pontifical ne demande pas la présence d'autres abbesses pour accompagner la nouvelle élue ; il dit simplement : Electa, assocùita a duabus matronissenioribus, Pontifîci prsesentata...
186 CORRESPONDANCE [sept. 1698
avait succédé3, c'était la ramener dans son monastère, d'où j'eusse voulu qu'elle ne fût jamais sortie4. Mme de Jouarre prendra bien cette excuse. Au lieu de me permettre le délai de cette sainte cérémonie5, ma conscience me reproche de l'avoir trop différée, et de ne m'être pas assez opposé à l'indifférence qu'on a à la recevoir. Ainsi, Madame, nous nous fixerons, si vous l'avez agréable, au 19 d'octobre, qui est le jour le plus commode à M. le Premier, aussi bien qu'à moi. Il ne me reste qu'à vous assurer, vous et Mme votre sœur, de mes très humbles services. J. Bénigne, é. deMeaux.
Suscription : A Mme l'Abbesse de Faremoutiers, à Faremoutiers, par Meaux.
1773. — A l'Abbé Bossuet.
A Compiègne, i4 septembre 1698.
J'ai reçu aujourd'hui seulement votre lettre du 26.
3. Barbe Françoise de La Vieuville ayant donné sa démission le i!± avril 1687, le Roi mit à la tête de l'abbaye de Notre-Dame de Meaux Françoise de Malon de Bercy. Cette nouvelle supérieure, née à Paris le 20 février 1628, de Charles Henri de Malon, seigneur de Bercy, avait d'abord été religieuse à l'Hôpital Saint-Gervais. Elle prit possession en 1689, fut bénite par Bossuet le 28 mai 1690 et mourut le 6 mai 169a (Toussaints Duplessis, t. I, p. 599).
[\. Mme de La Vieuville ne put faire profession aux Clairets, comme elle l'avait espéré ; elle quitta cette maison et vint à Gif, où elle mourut le 22 avril 1721.
5. Deforis : le délai de la sainte cérémonie de cette bénédiction. — Mme de Beringhen, nommée le Ier juin i685, avait attendu la bénédiction abbatiale jusqu'en 1698.
Lettre 1113. — L. a. n. s. Grand séminaire de Meaux.
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Vous aurez vu que j'ai reçu toutes les vôtres par toutes les voies.
Je suis bien aise d'apprendre l'effet de la déclaration de l'ambassadeur. Ce n'est pas une affaire à M. le cardinal de Bouillon de feindre des lettres. On n'avait [pas] encore parlé ici de protecteur ; on y sera attentif.
La personne de M. de Monaco est de dignité et de représentation honnête et magnifique, sûre et prudente. Je lui écrirai et je lui ferai écrire de bon endroit : n'en soyez point en peine. On croit qu'il viendra ici recevoir ses ordres avant que d'aller à Rome.
Je suis bien aise de ce que vous avez envoyé à M. de Paris1.
Je réponds sur la Relation, non pas tant pour soutenir les faits, qui sont certains et avoués et dont des tours d'esprit n'éludent pas l'importance et la vérité, mais pour faire voir le mauvais caractère de l'homme. Le fait de la confession générale qu'il dit m'avoir envoyée et qu'il m'accuse d'avoir révélée2,