‹ Correspondance de Bossuet. Nouv. éd. augm. de lettres inédites et publiée avec des notes et des appendices sous le patronage de l'Académie françaiseChapitre 98 sur 224 · Voir plus haut, p. io3 et · texte numérisé non relu

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10. Diocésain, évèque gouvernant un diocèse. Bossuet veut désigner ici Fabio Brulart de Sillery, évèque de Soissons, d'où dépendait Compiègne. La ville, située sur la rive gauche de l'Oise, n'était séparée du diocèse de Beauvais que par la rivière. Un de ses faubourgs, bâti sur la rive droite, relevait de ce dernier diocèse. C'est sur la rive droite que se trouvait le camp de Compiègne.

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n'ai pas oublié tout ce que vous m'en avez toujours écrit : je vous rendrai compte de tous les pas que je ferai en sa faveur.

Je crois que vous savez que Mme de Richelieu est morte, et M. de Richelieu un bon parti11.

Nous commençons à faire aller les in tutovl en Espagne, dans les Pays-Bas, etc.

La magnificence du camp continue.

Ménagez votre santé ; la mienne est parfaite, Dieu merci13.

J'aurai bientôt une audience, après quoi nous renvoierons votre courrier, dont on prend soin en attendant.

J'ai vu le P. Dez. Il nie la partialité, mais la neutralité qu'il affecte ne fait pas pour lui un fort bon effet. Tout ce qu'il dit sur le cardinal de Bouillon, c'est qu'il est et sera très exact, à obéir pour les diligences ; mais, pour le fond, [il suivra sa] conscience. On se moque, quand on entend ces discours.

Je retourne demain à Germigny.

Le zèle des troupes à se faire voir au maître dans une occasion où l'on a vu qu'il voulait former Mgr le duc de Bourgogne à la guerre, est encore plus admi-

11. Anne Marguerite d'Acigné, fille de Jean Léonard d'Acigné, comte de Grandbois, et d'Anne-Marie d'Acigné, seconde femme d'Armand Jean de Vignerod du Plessis, substitué aux nom et armes de Richelieu, et mère du futur maréchal de Richelieu, était morte le 10 août 1698. Le duc, son époux, avait soixante-neuf ans. On voulait le remarier sans tarder; mais c'est seulement le ao mars 1702 qu'il convola en troisièmes noces avec Marguerite Thérèse Rouillé, veuve de Jean François, marquis de Noailles (Le Mercure, août 1698, p. 25a ■ Saint-Simon, t. V, p. 33o).

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