‹ Correspondance de C.-A Sainte-BeuveChapitre 34 sur 139 · A MARIE-LAURE · texte numérisé non relu

A MARIE-LAURE

1«» février 1843.

Mademoiselle,

Votre adresse, que j'avais égarée et que je retrouve seulement en cet instant, m'a empêché d'avoir Thonneur de répondre en temps utile à votre lettre de décembre. Je n'eusse, au reste, pu vous dire qu'une chose : c'est que mes relations amicales avec les Revues étant déliées, je ne pouvais vous être serviable en rien auprès d'elles. Je tenais pourtant, puisque j'en retrouve le moyen, à ne pas laisser sans réponse votre billet, et je vous prie, mademoiselle, de recevoir l'assurance de mon profond respect.

retenu ma plume. Son procédéf à la longue, ma rendu ma pleine IU>9rté... ^ '

A LA MÊME

Ce mercredi.

Mademoiselle,

Je reçois avec reconnaissance la pièce de vers que vous me faites Thonneur de m'adresser, et qui exprime des sentiments touchants. Je voudrais sincèrement pouvoir vous être utile en quelque point.

Vous paraissez désirer un accès à la Revue de Paris, et une introduction auprès de M. Buloz. Gela est plus difficile que vous ne pensez, surtout pour les vers, qui n'ont pas grande faveur dans ce recueil, ni auprès du directeur.

C'est plutôt par de la prose, et par de la critique en particulier, qu'il y a chance d'être admis en commençant. Je dirai au besoin un mot, sans que cela fasse beaucoup ; ce genre de recommandations est dès longtemps usé par le fréquent emploi que j'en ai dû faire, et c'est d'après la lecture du travail qu'on se décide uniquement.

Veuillez croire, mademoiselle, aux sentiments respectueux avec lesquels j'ai l'honneur d'être votre dévoué serviteur.

Page 1