A MADAME MILLIERS
Ce 15 mars ig62.
Madame,
Je regrette de vous avoir causé une impression pénible. Je n'ai songé dans ces articles^ qu'à être exact et fidèle. Je n'ai pas cru manquer à la convenance, et personne ici ne paraît croire que j'y ai manqué. La convenance, en efiFet, est chose relative, et tout va très-vite de nos jours.
J'ai fait en sorte de me renseigner auprès des personnes qui, à l'Institut, avaient le mieux connu monsieur votre père et avaient le plus causé avec lui. J'avais moi-même mes impressions personnelles, et nullement amères, je vous assure. J'ai reçu, depuis la publication des articles, quantité de témoignages et de suffrages, qui me confirment dans l'idée que je ne me suis guère trompé.
Mais pourquoi voir dans ces articles, madame, ce qui n'y est pas? Je n'y ai cherché, encore une fois, que la ressemblance. Des amis de M. Biot eux-mêmes m'en ont