Sumac
verres bon estre. Je escris à maistre Jaques; vous verres la lettre et la luy baillerés, sy elle vous semble bien ainsi, ou bien en ôterés ou accoustrerés ou la garderés sy bon vous semble ', luy en baillant une autre en mon nom, affin qu'il nous serve en nos aftayres en le payant ; en ce que le verres estre propre et de bonne volonté l'employerés, en atendant que je puisse partir pour vous alcr veoyr, que sera non si tost que je voudroys, mais le plus tost que je pourroy, comme environ ses pasques, car j'atends Jehan Gassen *, qui sera yci dans 15 jours. Et puis cependant je fais bastir nostre maison de la corne, contre nous, et la fais bien acomodcr, pour nous loger et nos amis bien et au large, et pour paquer et despaquer sans le séu ny ouye de nos envieux et beaucoup d'autres bonnes comodités, come j'espère que vous mesmes expérimenterés bien tost, car il y aura pour vous bonne chambre, contoyr et place pour vostre cheval et paques etc. Je suys bien ayse de la venue de vostre Jehan ' pour vostre soulagement ; j'espère qu'il nous poura conter la vérité des trafiques de Venise.
1. La lettre adressée à Maistre Jacques a été gardée par Plantin et s'est conservée. Elle porte l'adresse b A Maistre Jaques le Cordonier Anvers, » et ne nous apprend rien de nouveau, si ce n'est que les deux corroyeurs dont il est souvent question s'appelaient Jean et Pierre et étaient établis aux « Gasthuisbeemden » à Anvers.
2. Jehan Gassen, neveu de Pierre Gassen, voyageant pour le commerce de son oncle.
3 . Jean Moerentorf ou Moretùs, le futur beau-fils de Plantin, né à Anvers le 22 mai 1543 de Jacques Moerentorf et d'Adrienne Gras. Il entra au service de Plantin en 1557. En 1562, lorsque les ateliers de l'imprimeur furent fermés, il se rendit à Venise et y resta jusqu'en 1565. A cette époque, il rentra chez Plantin, dont, en 1570, il épousa la seconde fille, Martine. Il était spécialement chargé de la vente des livres et tenait les comptes de l'officine.
J'atens la response de la soye organsin et de ce que vous semble des autres 2 sortes apellées or de ducat et soye à coudre. Je en ay veu manier à maistre Jaques ; pourtant employés le à le fayre trotter pour en savoyr au vray la conclusion, car on me presse de responce et mesmes de musqué et ambre gris et noyr.
Je vous prieray me doner avis que ce que vous semble des peaux envoyées, et mesmes quelle opinion en ont les deux courroyeurs et maistre Jaques des 3 premières baies, car nous avons bien moyen de continuer. Mesmes je en ay de celles-là où il y a eu. de l'uylle bien 150 peaux, prestes à vous envoyer par le premier voyturier. Faisant fin, me recomandant à vous et à tous les amis, priant Dieu estre vostre garde. De Paris, ce premier d'apvril 1565.
Vostre entièrement compère et amy P. Gassen.
Je vous prie fayre tenir l'incluse à Sr Minary, Italien, qui fut compagnon de pellissery.
Maistre Jaques m'a donné avis pour avoyr des moutons de Berry, mais je n'ay pas bien entendu sa lettre. Je vous prie luy demander l'intelligence et me le rescrire par vos premières que je l'entende. *
A Sire Christophe Plantin, Anvers.
Payé 2 patards.
i6. — Pierre Gassen à Plant in.
Cordial amy et compère. Le 5^ du présent, vous ay escript mes dernières, et despuys j'ay receu les vostres du dernier mars, ensemble 2 rézeaux de nos inconstantes béguines. Or, je me doute, comme je vous ay escript, que quelques uns de nos voysins a, en achetant des filz de cloistre, descouvert les ouvrières, qui pouroit estre la cauze de les renchérir ainsi. Mais tant y a que, pour la cauze que je en ay promis quelques nombre à rozes, il nous les faut avoir plus tost leur mot (sy mieux on ne peut), pourveu qu'elles les fassent bien beaux et de beau fil et qu'elles m'en despeschent davantage, comme elles promettent à 4 florins 10 patars. Il me semble qu'il ne sera mauvays de sy bien serrer le marché qu'elles ne varient plus et leur fayre promettre par escript et jurer par la foy de billouart ou de béguine de ne plus leur dédire, et que maistre Jaques y aile en vostre faveur leur fayre prester le serment solenel etc. Et faut qu'elles les fassent dores en avant tous couvers de rozes de 4 fl. 10 patars, et en retirer, estans achevez, tout ce que pourrés pour nous les incontinent envoyer. Je vous ay escript avoyr délivré au compère Lucas Brayer ', pour vous envoyer, 434 fis. 14 1/2 patars en un pasque etc.
Je suys encor après pour avoyr une lettre de change comme vous ay escript, affin de ne perdre tant sur les expèces etc., car j'ay yci tout prest de long temps, pour vous envoyer, sy la comodité se seroit offerte de pouvoyr changer, et suys marri de tant tarder. Qj-ii est la cauze