‹ Correspondance de Christophe Plantin (volume 3)Chapitre 25 sur 178 · I. Laurentii Ga)nbarce Toemata. Plantin · texte numérisé non relu

I. Laurentii Ga)nbarce Toemata. Plantin

d'obtenir le consent de les imprimer, ce que j'espère avoir en bien peu de jours et d'en envoyer quelques feilles par le prochain courrier qui partira d'icy.

Je voudrois qu'il eust pieu à V. 111"^ et R""^ S'^ m'ordonner la forme qui luy eust esté la plus aggréable, me tenant pour très bien récompensé de tout ce que je pourray faire pour le service de V. Ill'"^ et R"^ S'*", si je fay chose qui lu}^ soit aggréable. Pour à quoy tascher d'autant plus, je suivray son ordonnance de prendre plus grandes sortes de papier, encores qu'il se deust beaucoup rogner pour accorder aux marges de nos sortes ordinaires.

J'envoye ici 2 exemplaires du livre de Viperanus de Scribenda Historia ; l'autre, de Rege et Regno, sera de bref aussi achevé et en envoyeray tel nombre qu'il plaira à V. 111™^ et R"^ S'% à laquelle, s'il plaist aussi me faire advertir quelles feilles défaillent pour accomplir les Bréviaires envoyés par feilles, je les envoyeray incontinent.

Cependant je prie à nostre Signeur vouloir maintenir V. 111-'^ et K""' S'^

i8i. — Plantin à de Goneville.

Le 27 aoust 1569.

A Monsg"" de Goneville et de Mesmay, audiencier de Monsg-- l'Ill-"^ Gard, de Granvelle.

Monsigneur.

Peu de jours après mon retour de France, où j'ay esté pour mes affaires quelques six semaines, Monsg"" le Prévost d'Aire m'envoya les lectres de V. S. et le Bréviaire qu'en la faveur de Monsigneur l'Illustriss. et R"'^ Gardinal, il vous a pieu m'envoyer, dont je vous remercie très humblement et supplie vouloir continuer en telle volonté que me déclarés, de me faire ce bien de m'envoyer les corrections qui se feront au Bréviaire et le Diurnal et Missel, quand ils seront faits, et me vouloir commander en toutes choses, èsquelles mon service pourra estre aggréable à V. S. Laquelle je prie à nostre Signeur vouloir conserver et augmenter en sa saincte grâce, me recommandant très humblement à la vostre. D'Anvers, ce 27 aoust 1569.

i82 — Planlin à Gaspar de Tortonariis.

Sire Gaspar de Portonariis Toutes recommandations prémises, ceste est pour vous advertir que je n'ay pas eu de lectres ni d'advis aucun de vous, depuis vostre parlement de ce pays, jusques à la réception des vostres du 28 de juing 1569. Au contenu desquelles, je vous respondray succinctement.

Je suis premièrement joyeux d'entendre que soyés arrivé en Espaigne et continuiés en bonne disposition, de laquelle, grâces à Dieu, nous avons aussi continué jusques à présent.

duand au point ensuivant de vostre lectre, ainsi que des autres ensuivants, je m'esmerveille bien davantage que ne sauriés faire. Car, pour le premier, je n'ay oncques fleschi de nostre marché ni de ma parolle, ce qui se montre clèrement. De vostre part, au contraire,veu que je n'ay receu payement aucun, depuis vostre partement, qu'un de Diego de la Peiîa, auquel, tant s'en faut que j'aye refusé de livrer les sortes par nous accordées, que mesmes, après luy avoir prié de les recevoir en particulier, ou seul à seul, pour ne faillir d'en pouvoir faire apparoir, je le luy ay faict offrir, et sommé de le rescevoir et me payer aux termes escheuts, par l'officier du Magistrat de ceste ville, ainsi qu'assés il appert par les actes sur ce passés en droict, où j'ay esté contrainct le traicter en vostre nom, d'autant qu'il me dist, dès Noël passé, qu'il ne me payeroit rien, si premièrement ne lui ay envoyé permission, et qu'il ne m'avoit rien autrement promis ni entendu. Parquoy, je ne pouvois faire moins que cela que j'ai faict envers luy, pour mon asseurance, et, pour démonster qu'il ne tenoit pas à moy que nostre contract ne se constituast etc.

Vous dictes que j'ay receu deux payes sur ledict contract, en quoy je ne sçay où vous pensés d'cscrire ainsi, veu que les cent escus premiers estoyent à bon compte des 150 Somma S. Thom^e, que je vous délivray icy, hors la spécification dudict contract, et que, sur vostre parole, je m'attendois que payeriés le reste desdictes Summa S. Thomie, à Noei prochainement ensuivant, et que despuis je n'ay receu quatre cent escus de Diego de la Pena.

Je ne sçay aussi que dire des autres articles qu'escrivés que je vous mande ce que voudrés avoir, comme si vous ne fissiés pas de conscience de me demander que j'imprimasse et avanceasse mes labeurs et deniers à vostre proffit, sans que me les payassiés, sinon à vostre plaisir, et, qui pis est, et contre vostre prom.esse et serment, vous voulussiés permectre. Car je ne croy pas encore que voulussiés tant contrevenir à vostre parole que d'ordonner à Diego de Peiia, qu'il distribuast ou changeas! ici des livres que je vous délivrerois, ainsi que, par amitié, je suis adverti qu'il veult faire encore maintenant, ne se contentant du grand tord et irréparable que me listes, contre vostre promesse de distribuer à Paris de ceux qu'eustes de moy, ainsi qu'à vostre retour dudict lieu, je le vous remonstra}^ et pourtant voulus avoir obligation de vous que ne le fériés plus, et que depuis j'ay entendu que listes ung tort, comme j'ay dict irréparable, en ce que déiivrastes cestedicte Summa S. Thoma; au Sire Pierre Zangre ', avant que j'eusse mesmes achevé les secondes feilles et envové les exemplaires que j'estois tenu de bailler des premiers à Mess'* les Docteurs qui avoient be-

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