‹ Correspondance de Christophe PlantinChapitre 153 sur 398 · Tlaniin à Gilles "Beys · texte numérisé non relu

Tlaniin à Gilles "Beys

Giles, J'ay receu vos lettres et les 100 Oraisons funèbres de feu Mons' le Connestable, pour lesquels j'ay payé 1 5 patars de port. Et nottés que, si vous eussiés envoyé autant de chaicunne sorte des nouveaux édits qu'ils eussent esté moyen de recouvrer le peu de perte qui est sur lesdictes Oraisons qu'il [ne] m'a esté possible de vendre à plus de demy braspenning la pièce, encores a il faillu prier Waesberghe et Keerberghe * et tels qu'ils les voulussent faire porter à la bourse par leurs garsons, encores quelque 20. Si aviés le moyen de nous envoyer quelque petit balot des sortes que voyés spécifiées en ce mémoire, je le désirerois fort bien. Vous y pourés adviser et en faire comme pourés et adviserés, et mesmes vous les pouvés, ce pendant, amasser peu à peu, pour après les envoyer, quand l'oportunité s'y addonnera.

Quant à moy, je vous envoyeray aussy ce qu'avés demandé et ce dont n'avés pas eu, quant j'auray le moyen et advis que les chemins soyent plus seurs. J'ay entendu les piteuses nouvelles de la prise de ce peu que je vous envoyois avec les marchandises de Gassen, ce qui me fera penser deux fois, icy après, avant que d'envoyer rien.

Si est ce que, si j'eusse envoyé un tonneau ou ballot, où il n'y eust que de mes livres, j'entens qu'il n'y eust eu difficulté à prendre pacience. J'attens encores comment Jehan Gassen en poura avoir faict.

(iuant aux tonneaux envoyés de Francfort, je les ay délivrés audit lieu de Francfort en la conduitte de Jehan

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