‹ Correspondance de Christophe PlantinChapitre 24 sur 398 · Planiin à Etienne Pighius · texte numérisé non relu

Planiin à Etienne Pighius

(Il lui envoie trois exemplaires des Fastonim Tabulas ; l'artiste qui doit graver sur bois les médailles des empereurs, Amnud Nicolaï, Tamuse de trompeuses promesses.)

Doctissimo viro D. Stephano Pigghio Reverendissimi domîni Cardinalis Granvellani a secretis

Mitto ad te très Fastorum tabulas, missurus alias très quamprimum conglutinatse fuerint, quod abhinc 2 dies futurum spero. Tum erit scribere quot pr^eterea velis a me mitti. Doleo quod non tam cito neque eo quo volcbam modo absoluta fuerit impressio. Qui figuras numismatum excidendas susceperat mihi, credo, illudit; vix etenim 5 aut sex ab illo hactenus extorquere potui. Ego alium^quaeram, nisi brevi (quod hodie iterum pollicitus est) quae habet absoluta reddiderit. Ligna ad reliquas figuras mîttam cum aliis tabulis. Vale. Antverpiae, 21 novcmbris 1561.

Nous ne possédons de la correspondance de Plantin, pendant les dix premières années de sa carrière comme typographe, que les lettres peu nombreuses qui précèdent.

A la fin de 1561, il fut accusé d'avoir imprimé un livre hétérodoxe intitulé 'Briefvc instruction pour prier. Au mois de mars 1S62, une visite domiciliaire eut lieu chez lui et trois de ses ouvriers furent arrêtés et condamnés. Pour se soustraire aux suites de cette accusation, lui-même avait quitté Anvers dans les derniers jours de décembre 1561 et s'était réfugié à Paris. Afin d'empêcher que ses biens ne fussent confisqués, il les fit saisir par des amis qui se disaient ses créanciers. Tout son avoir, y compris le matériel de son imprimerie et le fond de sa librairie, fut vendu publiquement en avril 1562. Cependant l'instruction judiciaire n'ayant constaté à sa charge aucun fait contraire à la religion catholique, il put rentrer dans les Pays-Bas au mois de septembre 1565.

Le mois suivant, il s'associa avec Corneille et Charles de Bomberghe, Jacques Schotti et le docteur Goropius Becanus qui lui fournirent les moyens de réorganiser ses ateliers et de donner une plus grande extension à ses affaires. L'association prit fin dans le second semestre de Tannée 1 567 ; à partir de cette date, Plantin exploita son officine pour son propre compte.

Les lettres conservées, datant des années de l'association, sont en petit nombre. Ce n'est qu'à partir de la dissolution de celle-ci que la minute de la correspondance de Plantin nous a été conservée intégralement.

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