Sonnet
Puisque votre moulin tourne avec tous les vents, Allez, braves humains, où le vent vous entraîne ; Jouez en bons bouffons la comédie humaine — Je vous ai trop connus pour être de vos gens.
Ne croyez pourtant pis qu'en quittant votre scène, Je garde contre vous ni colère ni haine, Vous qui m'avez fait vieux, peut-être avant le tems. Peu d'entre vous sont bons, moins encor sont médians.
Et nous, vivons à l'ombre, ô ma belle maîtresse ! Faisons-nous des amours qui n'aieut pas de vieillesse, Que l'on dise de nous, quand nous mourrons tous deux
Ils n'ont jamais connu la crainte ni l'envie,
Voilà le sentier vi-rt où, durant cette vie.
En se parlant tout bas, ils souriaient entre eux.